Santé/PsychoGrossesse

IVG : une alternative à la chirurgie

IVG : une alternative à la chirurgie


  • Actualisé le lundi 25 février 2008

Recourir à l'interruption volontaire de grossesse est encore une course d'obstacles. Mais en prenant des comprimés prescrits par son médecin, on peut avorter chez soi en toute sécurité.

L'IVG est aujourd'hui considérée non pas comme un contraceptif mais comme l'ultime recours pour éviter une grossesse non désirée. Les techniques sont au point et ne posent aucun problème de sécurité.

Trois semaines à un mois d'attente

Il subsiste toutefois un obstacle : une femme qui veut interrompre sa grossesse doit entreprendre les démarches le plus vite possible, car les candidates à l'avortement sont inscrites sur des listes d'attente dans de nombreux centres agréés, aussi bien publics que privés.

L'attente qui peut aller jusqu'à trois semaines ou un mois dans les grandes villes, et des conditions parfois abusives imposées aux femmes, comme l'obligation, par exemple, d'habiter à proximité de l'hôpital. Ce qui n'est pas conforme à la loi !

Ne pas être pris de court

Ainsi, par le jeu de démarches et de refus successifs, chaque année 5 000 femmes se retrouvent hors délais (quatorze semaines après les dernières règles) et doivent aller avorter à leurs frais aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne ou en Espagne, où elles disposent de vingt-deux semaines.

Aujourd'hui, la nouvelle possibilité d'avorter chez soi supprime ces attentes, à condition de prendre sa décision très vite puisqu'elle ne se pratique que jusqu'à la septième semaine après les dernières règles.

Deux rendez-vous préalables

La démarche à suivre pour avorter est longue, car deux rendez-vous médicaux préalables sont obligatoires. Une première consultation pour faire la demande d'IVG peut s'effectuer auprès du médecin de son choix, qui donne une information sur les différentes méthodes. S'il ne pratique pas lui-même l'IVG, il dirige sa patiente vers un autre praticien et lui remet une attestation de consultation médicale, ainsi qu'un guide sur l'IVG.

Le second rendez-vous a lieu huit jours plus tard auprès du médecin pratiquant l'IVG, pour laisser à la femme une semaine de réflexion.

Un délai plus court

Quand le délai pour effectuer l'intervention risque d'être dépassé, la date du rendez-vous peut être avancée. Il faut alors confirmer par écrit son désir d'avorter. Les mineures doivent s'entretenir avec une psychologue ou une assistante sociale, ce rendez-vous ayant lieu, en général, pendant la semaine de réflexion. Elles n'ont plus besoin de l'autorisation parentale, mais elles doivent être accompagnées d'une personne majeure de leur choix.

Deux options s'offrent à une femme qui souhaite avorter : l'IVG chirurgicale ou bien l'IVG médicamenteuse.

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