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IST et grossesse
- Actualisé le lundi 23 octobre 2006
Sommaire de l'article : page 5 / 7
Hépatite B : un vaccin pour être épargné
Le virus de l'hépatite B, est 100 fois plus contagieux que celui du sida.
Dans un tiers des cas, aucun symptôme tangible n'est à noter. Mais si certains signes font leur apparition (état grippal accompagné d'une fatigue intense, d'une coloration jaune de la peau et des muqueuses et d'urines foncées), il est important de consulter très rapidement.
Si la mère ne craint aucune complication au cours de la grossesse et de l'accouchement, elle transmet sa maladie à son bébé dès la naissance. Mais il est possible d'éviter l'infection du nouveau-né en le traitant systématiquement.
Si vous avez un doute, ou si vous vous savez porteuse du virus, faites-en part à votre médecin, qui prendra toutes les précautions nécessaires.
La meilleure prévention consiste donc à vous faire vacciner, même si vous êtes déjà enceinte.
La meilleure des préventions reste l'utilisation du préservatif lors des rapports sexuels.
Contamination et incubation
Après la contamination, l'incubation peut durer de quelques jours à plusieurs mois, voire plusieurs années - deux phases qui passent généralement inaperçues.
Le risque pour l'enfant est qu'il développe par la suite une conjonctivite, une pneumonie, une méningite herpétique ou une infection généralisée très grave. Pour la mère, fausses couches et accouchements prématurés sont à craindre.
Les traitements
Diagnostiquées et traitées à temps, la plupart des IST (sauf le sida, pour lequel on n'a pas encore trouvé de traitement efficace) guérissent sans laisser de séquelles pour la femme et le fœtus.
Le traitement, à suivre par les deux partenaires, doit également être associé à quelques mesures de prudence (rapports sexuels protégés par un préservatif pendant toute la durée du traitement).
La maladie la plus répandue chez les jeunes : les infections à chlamydia
Les infections à chlamydia sont les maladies sexuellement transmissibles les plus répandues, et font des ravages chez les jeunes (entre 21 et 30 ans).
Insidieuses, car les signes sont rarement éloquents ; il faut toujours y penser lorsque la femme présente des pertes vaginales accompagnées de brûlures en urinant ou de douleurs pendant les rapports sexuels.
Le risque pour la femme est une altération des organes génitaux avec rétrécissement, voire obturation des trompes pouvant entraîner une stérilité.
À l'accouchement, la contamination du nouveau-né est responsable de conjonctivites ou d'infections rhino-pharyngées.
Le traitement consiste, en général, à prendre des antibiotiques pendant 20 jours.
La blennorragie
La blennorragie (couramment appelée chaudepisse), est une maladie vénérienne qui touche encore environ 500 000 personnes par an, même si elle est en régression.
Les signes sont une fois de plus assez discrets (gêne en urinant, pertes jaunâtres, pouvant être accompagnées de douleurs dans le bas-ventre), voire inexistants dans 65 % des cas, ce qui rend son dépistage difficile.
Or le gonocoque, agent pathogène responsable de cette maladie, a tendance à se propager rapidement atteignant ainsi tous les organes génitaux.
Les risques pour la mère, sont une fausse couche ou une infection de l'appareil génital, de l'utérus et des trompes pouvant conduire à la stérilité.
Quant au nouveau-né, s'il est contaminé à la naissance il peut contracter une conjonctivite.
Si la maladie est dépistée à temps, le traitement est simple et rapide : prise d'une dose unique d'antibiotique par voie orale ou intramusculaire.
Hépatite B : un vaccin pour être épargné
Le virus de l'hépatite B, est 100 fois plus contagieux que celui du sida.
Dans un tiers des cas, aucun symptôme tangible n'est à noter. Mais si certains signes font leur apparition (état grippal accompagné d'une fatigue intense, d'une coloration jaune de la peau et des muqueuses et d'urines foncées), il est important de consulter très rapidement.
Si la mère ne craint aucune complication au cours de la grossesse et de l'accouchement, elle transmet sa maladie à son bébé dès la naissance. Mais il est possible d'éviter l'infection du nouveau-né en le traitant systématiquement.
Si vous avez un doute, ou si vous vous savez porteuse du virus, faites-en part à votre médecin, qui prendra toutes les précautions nécessaires.
La meilleure prévention consiste donc à vous faire vacciner, même si vous êtes déjà enceinte.
Herpès génital : gare aux récidives
Près de 2 millions de personnes sont concernées par cette infection virale, souvent mal vécue en raison de ses récidives fréquentes.
Une sensation de picotement ou de démangeaison avec apparition d'une plaque rouge surmontée de petites cloques remplies d'un liquide clair, qui se rompent et laissent place à des lésions douloureuses, en sont les symptômes. Peuvent s'y ajouter des ganglions au niveau de l'aine, de la fièvre ainsi qu'une sensation de fatigue générale.
Pas de risque pour la mère exceptés tous les désagréments dus à ce virus (fatigue, douleur…).
Pour le nouveau-né, en revanche, la contamination qui se produit au moment de l'accouchement, peut être responsable de graves séquelles (encéphalite), ou de malformations.
C'est pourquoi, en présence d'un herpès génital, les médecins optent généralement pour une césarienne.N'oubliez pas de prévenir votre médecin si vous êtes sujette aux crises d'herpès.
Le traitement, qui doit être commencé dès les premiers symptômes, atténue l'intensité de la douleur et surtout diminue la durée des poussées.
Le sida
Les premières manifestations de l'infection, sont une augmentation du volume des ganglions au niveau du cou, de la nuque, des aisselles et dans l'aine, associée à de la fièvre (sueurs nocturnes), une diarrhée chronique, une fatigue intense anormale, un amaigrissement, des infections répétées, une toux rebelle ainsi que des lésions cutanées.
L'association de plusieurs de ces symptômes doit obligatoirement faire consulter surtout en cas de grossesse.
La mère risque une fausse couche.
Quant au nouveau-né, le taux de transmission est de l'ordre de 20 %, que ce soit au moment de l'accouchement ou in utero.
Pour avoir la certitude de n'être pas séropositive, une seule solution, le test de dépistage sanguin.
