Dossier :
Le guide de votre grossesse
Sommaire du dossier :
- Bien préparer son accouchement
- Programmer son accouchement
- Les progrès du diagnostic prénatal
- Grossesse : à quoi servent les examens ?
- Grossesse et travail : quelle protection ?
- Maternités : des accouchements sur mesure
- IST et grossesse
- Le congé de paternité, mode d'emploi
- Le guide des prestations familiales
Pour aller plus loin
- Dossier : rester belle pendant la grossesse.
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Grossesse : à quoi servent les examens ?
- Actualisé le lundi 26 février 2007
Vous voilà enceinte. Différents examens médicaux rythment ces neuf mois qui ont pour but de mener votre grossesse à terme, au mieux de l'intérêt de la mère et de l'enfant.
Sommaire de l'article : page 1 / 5
La première consultation doit avoir lieu avant la fin du premier trimestre. Elle comporte un entretien approfondi, suivi d'un examen médical et obstétrical destiné à évaluer l'état général de la mère et le bon déroulement de la grossesse.
Prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale
Les autres consultations se déroulent chaque mois à partir du quatrième, ou plus souvent si nécessaire. On y mesure le poids et la tension, et on pratique un examen obstétrical, pour voir s'il y a des contractions, si le col de l'utérus présente des modifications, si l'utérus augmente régulièrement de volume.
Ces contrôles sont complétés par d'autres, plus ou moins réguliers, pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale, sauf exception…
La première consultation doit avoir lieu avant la fin du premier trimestre. Elle comporte un entretien approfondi, suivi d'un examen médical et obstétrical destiné à évaluer l'état général de la mère et le bon déroulement de la grossesse.
Prise en charge à 100 % par la Sécurité sociale
Les autres consultations se déroulent chaque mois à partir du quatrième, ou plus souvent si nécessaire. On y mesure le poids et la tension, et on pratique un examen obstétrical, pour voir s'il y a des contractions, si le col de l'utérus présente des modifications, si l'utérus augmente régulièrement de volume.
Ces contrôles sont complétés par d'autres, plus ou moins réguliers, pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale, sauf exception…
Contrôler l'état de santé de la mère
L'analyse d'urines, effectuée le premier mois, puis tous les mois à partir du quatrième, est destinée à détecter la présence d'albumine, de glucose ou de leucocytes (globules blancs). L'albumine peut témoigner d'un mauvais fonctionnement des reins. La présence de glucose peut signaler une prédisposition au diabète, tandis que celle de leucocytes fait envisager une infection urinaire.
Le bilan sanguin, pratiqué les premier et sixième mois, ou chaque mois si nécessaire, a pour but de vérifier si vous êtes immunisée contre certaines maladies dangereuses pour le fœtus : rubéole, toxoplasmose. Dans le cas contraire, le test sera répété à la fin du quatrième mois pour dépister la rubéole, et chaque mois pour la toxoplasmose.On vous proposera également de réaliser un dépistage du sida, de l'hépatite B et, dans certains cas, de l'hépatite C.
L'examen du sang permet enfin de découvrir une éventuelle syphilis, de connaître vos groupe sanguin et rhésus. Si le rhésus est négatif, la future maman devra chaque mois faire réaliser une prise de sang afin d'anticiper une éventuelle incompatibilité sanguine.
Le dosage des globules rouges, au sixième mois, permet de détecter une anémie, une hépatite B ou un diabète sucré transitoire, dit diabète gestationnel.
Trois échographies pour suivre le développement de bébé
L'échographie, aux troisième, cinquième et huitième mois, permet de visualiser le fœtus et le placenta à l'aide d'ultrasons. Concrètement, vous êtes allongée confortablement, le médecin vous applique un gel sur la peau pour faciliter la lecture des images, puis il promène une sonde sur votre ventre et visualise les images sur un écran d'ordinateur.
La première échographie, à trois mois, sert à mesurer la longueur du fœtus et le diamètre de sa tête, ce qui permet de dater le début de la grossesse à plus ou moins cinq jours et de confirmer la date du terme. Elle sert aussi à établir s'il s'agit d'une grossesse simple ou multiple.
Elle permet enfin de rechercher d'éventuelles anomalies chez le fœtus, en particulier une accumulation d'eau derrière la nuque. On considère qu'une épaisseur de la nuque supérieure à 3 mm entre 2,5 et 3,5 mois de grossesse est la marque d'un risque accru de trisomie 21 (mongolisme), voire de malformations, notamment cardiaques.
La deuxième échographie, à la fin du cinquième mois de grossesse, est destinée à un examen morphologique détaillé du fœtus. Cerveau, colonne vertébrale, poumons, cœur…, tout est passé en revue ! Le médecin repère également la position du placenta, car il peut saigner en cours de grossesse s'il est inséré près du col de l'utérus. Enfin, à l'aide d'un doppler, il mesure le flux sanguin dans l'artère ombilicale du fœtus et dans les artères utérines de la mère, afin de dépister un risque d'anomalie de croissance.
La troisième échographie, au début du huitième mois, sert à voir si le fœtus est trop petit ou trop gros. Elle permet également de vérifier la position du bébé, de contrôler que le placenta ne s'insère pas près du col et de dépister toute malformation tardive.
Ces trois échographies sont remboursées par la Sécurité sociale. Quand ce nombre est dépassé, une demande d'entente préalable doit permettre d'être remboursé.
Détecter d'éventuelles anomalies
L'amniocentèse, pratiquée à 4,5 mois de grossesse, est l'examen le plus utilisé. On introduit une aiguille dans l'abdomen (le geste est indolore) sous contrôle échographique et l'on prélève 10 à 20 ml de liquide amniotique, riche en cellules fœtales, pour débusquer des anomalies génétiques ou des signes en faveur d'une infection du fœtus.
Elle est recommandée aux femmes de plus de 38 ans (le risque de trisomie 21 est estimé à 1 sur 200 à partir de cet âge), à celles qui présentent un risque constaté lors d'un prélèvement sanguin et à celles chez qui on a déterminé un problème à l'échographie ou lors de la consultation génétique.
L'examen est pris en charge par la Sécurité sociale après demande d'entente préalable dans les cas énoncés ci-dessus. Il est pratiqué en cabinet de consultation ou en hôpital de jour et comporte un petit risque de fausse couche (moins de 0,5 %). Les résultats sont connus trois semaines plus tard. L'amniocentèse permet également de déterminer de façon sûre le sexe de l'enfant. Il existe cependant aujourd'hui d'autres examens que l'on peut pratiquer plus tôt et dont les résultats sont plus rapides.
Le prélèvement de placenta (ou biopsie du trophoblaste), à partir de deux mois et demi de grossesse, permet d'obtenir en 48 heures un diagnostic d'anomalie chromosomique (trisomie 21, par exemple) ou génétique (hémophilie, mucoviscidose, myopathie…). Techniquement, c'est comme une amniocentèse, mais, au lieu de prélever du liquide amniotique, on aspire quelques fragments de placenta. Le risque de fausse couche est un peu plus élevé (de 1 à 2 %).
Ce prélèvement est proposé aux femmes dont l'échographie du troisième mois révèle une épaisseur de la nuque augmentée, ou en cas de maladie génétiquement transmissible lorsque le risque est très élevé.
Le tritest (ou HT 21), au quatrième mois, est une prise de sang qui sert à doser la présence, dans le sang maternel, de trois hormones placentaires. On a en effet constaté que le placenta d'un enfant trisomique produit une quantité d'hormones différente de celle d'un enfant normal. Grâce à ce prélèvement sanguin, on peut donc évaluer d'une part le risque de trisomie 21, d'autre part celui d'une malformation de la colonne vertébrale. En cas de risque égal ou supérieur à 1 sur 250, il est proposé une amniocentèse pour confirmer le diagnostic.
Cet examen, qui est aujourd'hui vivement recommandé à toutes les femmes enceintes, est appelé à être remplacé dans un proche avenir par un dosage plus simple, le duotest (deux hormones). Sa fiabilité est semblable à celle du tritest, mais il peut être pratiqué dès le troisième mois, parallèlement à l'échographie pour mesure de la clarté nucale.
L'analyse de l'ADN fœtal, dès le deuxième mois de grossesse, sert à identifier le sexe du fœtus à partir d'une prise de sang pratiquée sur la maman. Ce diagnostic a radicalement changé la prise en charge des mères porteuses de maladies liées au chromosome X (hémophilie…), en évitant le risque de fausse couche qui accompagne la biopsie du placenta.
Un autre test consiste à prélever les cellules fœtales dans le sang maternel, toujours par une prise de sang, pour y rechercher une éventuelle anomalie (mucoviscidose, trisomie 21…). Mais la technologie ne permet pas actuellement de généraliser son usage.
La consultation "génétique" est-elle utile ?
Idéalement, elle doit avoir lieu avant la grossesse quand il existe des antécédents familiaux, que les parents sont porteurs ou que l'on a déjà un enfant porteur d'une maladie génétique. Ou encore si l'on a plus de 38 ans. Mais elle peut aussi s'avérer utile lorsque l'on souhaite faire un diagnostic prénatal à la suite d'une échographie suspecte, par exemple. Vous pourrez ainsi faire vos choix en connaissance de cause.