Soins médicaux : les mineurs peuvent agir seuls
- Actualisé le mardi 9 janvier 2007
Jusqu'à leur majorité, les jeunes restent soumis à l'autorité parentale. Toutefois, dans le domaine de la santé, ils ont la possibilité d'agir en toute indépendance.
santé de l'enfant. Ainsi, jusqu'à la majorité de ce dernier, ils vont notamment choisir le médecin et décider du traitement à
suivre. Mais cela veut-il dire qu'un jeune ne peut pas consulter de médecin sans être accompagné de l'un de ses parents ? Que tout ce qui concerne sa santé doit être soumis à un accord parental ?
Plusieurs lois ont élargi les droits des mineurs, leur offrant le choix d'associer ou non les parents à leur démarche médicale. Dès les premiers signes de l'adolescence, le refus de tout dire aux adultes apparaît. Le refus s'étend bien entendu aussi aux questions médicales.
Contraception sans autorisation des parents
Quel que soit son âge, une mineure peut, sans autorisation parentale, recevoir un moyen contraceptif. Pour cela, elle a la possibilité de se rendre dans un centre de planification familiale, où une contraception lui sera remise, sans prescription médicale, en toute confidentialité et gratuitement. Depuis la loi du 4 juillet 2001, le médecin libéral exerçant dans un cabinet de ville peut prescrire la pilule à la mineure. Mais l'inconvénient est qu'elle devra payer la consultation et le contraceptif.
Quant à la contraception d'urgence (pilule du lendemain), les mineures peuvent l'obtenir gratuitement et sans ordonnance dans une pharmacie. On ne peut pas la leur refuser, bien qu'en pratique ce soit parfois le cas… Dans les établissements d'enseignement du second degré, les médecins, mais également les infirmières scolaires, peuvent donner aux élèves mineures une contraception d'urgence.
Avortement : la confidentialité est respectée
La loi du 4 juillet 2001 relative à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) permet aux mineures de décider de cette intervention sans le dire à leurs parents. Cette absence de consentement n'est donc plus un obstacle. "La loi a été aménagée pour protéger celles qui auraient un problème grave par rapport à l'autorisation parentale, précise Nathalie Marinier, conseillère conjugale au Mouvement français du planning familial." La jeune fille peut consulter un médecin ou bien se rendre dans un centre de planification familiale. Un entretien avec une conseillère conjugale ou toute autre personne qualifiée est obligatoire avant l'intervention. Elle est alors orientée vers un hôpital public, où elle doit être accompagnée d'un adulte de son choix : un proche, une copine majeure, une infirmière conseillère conjugale. Dans ce cas, l'intervention est gratuite.
Article actualisé le 9 janvier 2007
