Soins médicaux : les mineurs peuvent agir seuls

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Soins médicaux : les mineurs peuvent agir seuls

Jusqu'à leur majorité, les jeunes restent soumis à l'autorité parentale. Toutefois, dans le domaine de la santé, ils ont la possibilité d'agir en toute indépendance.

Les parents ou les personnes qui détiennent l'autorité parentale sont chargés d'assurer la protection de la

santé de l'enfant. Ainsi, jusqu'à la majorité de ce dernier, ils vont notamment choisir le médecin et décider du traitement à
suivre. Mais cela veut-il dire qu'un jeune ne peut pas consulter de médecin sans être accompagné de l'un de ses parents ? Que tout ce qui concerne sa santé doit être soumis à un accord parental ?
Plusieurs lois ont élargi les droits des mineurs, leur offrant le choix d'associer ou non les parents à leur démarche médicale. Dès les premiers signes de l'adolescence, le refus de tout dire aux adultes apparaît. Le refus s'étend bien entendu aussi aux questions médicales.

Contraception sans autorisation des parents

Quel que soit son âge, une mineure peut, sans autorisation parentale, recevoir un moyen contraceptif. Pour cela, elle a la possibilité de se rendre dans un centre de planification familiale, où une contraception lui sera remise, sans prescription médicale, en toute confidentialité et gratuitement. Depuis la loi du 4 juillet 2001, le médecin libéral exerçant dans un cabinet de ville peut prescrire la pilule à la mineure. Mais l'inconvénient est qu'elle devra payer la consultation et le contraceptif.

Quant à la contraception d'urgence (pilule du lendemain), les mineures peuvent l'obtenir gratuitement et sans ordonnance dans une pharmacie. On ne peut pas la leur refuser, bien qu'en pratique ce soit parfois le cas… Dans les établissements d'enseignement du second degré, les médecins, mais également les infirmières scolaires, peuvent donner aux élèves mineures une contraception d'urgence.

Avortement : la confidentialité est respectée

La loi du 4 juillet 2001 relative à l'interruption volontaire de grossesse (IVG) permet aux mineures de décider de cette intervention sans le dire à leurs parents. Cette absence de consentement n'est donc plus un obstacle. "La loi a été aménagée pour protéger celles qui auraient un problème grave par rapport à l'autorisation parentale, précise Nathalie Marinier, conseillère conjugale au Mouvement français du planning familial." La jeune fille peut consulter un médecin ou bien se rendre dans un centre de planification familiale. Un entretien avec une conseillère conjugale ou toute autre personne qualifiée est obligatoire avant l'intervention. Elle est alors orientée vers un hôpital public, où elle doit être accompagnée d'un adulte de son choix : un proche, une copine majeure, une infirmière conseillère conjugale. Dans ce cas, l'intervention est gratuite.

Article actualisé le 9 janvier 2007

4 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Mardi 14 juin 2011
Dans l'article avortement

Dans l'article avortement vous ditent que les jeunes filles(mineure) peuvent agire sans leurs parents .. mais dans aucun cas les medcin de l'hopital...ne les tiendron au courant ?!
mimi

Par tictac Lundi 17 mai 2010
La soeur d'une amie à 16 ans et est enceite. Elle veut garder le bébé et pourtant elle est dépendante de ses parents. Ces parents ne sont pas capables d'assumer un bébé(financièrement) et ils voudraient qu'elle avorte. Cette fille est en pleine crise d'ado et refuse de prendre conscience qu'elle met ses parents dans l'embarras en plus de ça le garçon avec qui elle a fait ça n'est pas sérieux du tout. Ses parents peuvent-ils l'obliger à avorter? Pour l'avenir de leur fille,le bien de l'enfant et de tous.
Par twingo Vendredi 16 janvier 2009
Vos écrits sont-ils vérifiés? Vous écrivez "elle a la possibilité de se rendre dans un centre de planification familiale, où une contraception lui sera remise, sans prescription médicale".
La délivrance d'une contraception orale (pilule)ne peut pas se faire sans prescription médicale !!!!!
Par weena Jeudi 26 juin 2008
Les mineurs peuvent agir seuls mais peuvent ils refuser un soin?? Nous voulons vacciner notre fille contre le papillomavirus et elle refuse radicalement. Nous avons beaucoup dialogué mais maintenant pouvons nous lui dire : tu n'as pas le choix!!
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