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Quand un enfant est persécuté par ses camarades
- Publié le mardi 7 avril 2009
Il ne fait pas bon être le souffre-douleur des petites pestes des cours d’école. Aux parents de donner à leurs enfants les moyens de se défendre.
Sommaire de l'article : page 1 / 6
Intimidation ou exclusion, ces brimades d’un autre registre que celui des agressions violentes sont néanmoins des épreuves au quotidien.
Un risque d'exclusion
En primaire, Lucile se souvient d’avoir été le souffre-douleur de ses camarades. Rêveuse, décalée, elle provoquait les sarcasmes des autres filles : "La force du groupe était telle que si l’une était surprise en train de me parler, elle risquait à son tour l’exclusion."
Quand Juliette a commencé à s’enfermer dans sa chambre sans dire un mot, Nathalie a enquêté : "Nouvelle dans sa classe de 4e, Juliette s’est retrouvée au milieu de pimbêches qui faisaient la loi. À la cantine, quand elle posait son plateau, les autres quittaient la table ou s’arrêtaient au milieu d’une phrase en lui adressant des sourires contraints. Des marques d’humiliation qui ont fini par la miner."
Intimidation ou exclusion, ces brimades d’un autre registre que celui des agressions violentes sont néanmoins des épreuves au quotidien.
Un risque d'exclusion
En primaire, Lucile se souvient d’avoir été le souffre-douleur de ses camarades. Rêveuse, décalée, elle provoquait les sarcasmes des autres filles : "La force du groupe était telle que si l’une était surprise en train de me parler, elle risquait à son tour l’exclusion."
Quand Juliette a commencé à s’enfermer dans sa chambre sans dire un mot, Nathalie a enquêté : "Nouvelle dans sa classe de 4e, Juliette s’est retrouvée au milieu de pimbêches qui faisaient la loi. À la cantine, quand elle posait son plateau, les autres quittaient la table ou s’arrêtaient au milieu d’une phrase en lui adressant des sourires contraints. Des marques d’humiliation qui ont fini par la miner."
Etre seul face au groupe
Depuis le leader de la cour de récréation auquel il faut faire allégeance jusqu’à ces bandes de filles qui font la pluie et le beau temps, la vie est dure pour ceux qui sont rejetés par le groupe.
Phénomène de société, celles que l’on nomme "les pestes" commencent à faire parler d’elles. Ces préadolescentes fascinées par l’apparence distribuent bons et mauvais points. "Elles sont allées jusqu’à inviter Juliette à une fête qui n’avait pas lieu pour ensuite se moquer devant tout le monde de sa crédulité", se souvient Nathalie, encore ulcérée.
C’est dans le car de ramassage scolaire que Tom est le plus vulnérable aux menaces voilées ou aux insultes, qui lui rendent le trajet insupportable. "Il a raté son car plusieurs fois sans raison apparente et, à partir de là, j’ai compris qu’il cherchait à éviter cette maltraitance quotidienne".
Laurent, dont le fils a longtemps dissimulé ses peurs, rapporte : "Le plus difficile est de mettre des mots sur ce que vit l’enfant." Le passage aux toilettes était pour lui un moment redoutable : "Les jeunes le bousculaient, ils le coinçaient en le traitant de minus ou de “tache”."
Poser les bonnes questions
Nicole Catheline, pédopsychiatre, conseille de s’en préoccuper : "Quand on suspecte un harcèlement, il ne faut pas hésiter à poser des questions précises à son enfant. “Comment cela se passe avec tes camarades à la récréation ? Est-ce que quelqu’un te fait du mal ?” C’est important de lui montrer que ses parents ne craignent pas une vraie réponse. Un enfant en situation de harcèlement a perdu toute estime de lui-même. Il s’en veut de ne pas savoir se débrouiller et craint encore plus de perdre l’estime de ses parents."
Se faire accepter coûte que coûte
Quand Tom lui a confié ses difficultés, Élise a réalisé que son fils était prêt à tout pour se faire accepter de ses camarades, "y compris à devenir mauvais élève". Ce dont Nicole Catheline ne s’étonne pas : "La différence est potentiellement source de problèmes à l’école : une différence toute relative, comme être un bon élève dans une classe de cancres, et inversement, ou encore être le seul élève noir ou le seul blanc de sa classe."
Nathalie se souvient que sa Juliette dégingandée et indifférente à la mode détonnait dans l’environnement de ces jeunes filles très "fashion victims". "Au sein du lycée, elle a fini par intégrer un atelier théâtre. Elle y a rencontré des élèves beaucoup plus ouverts. À partir de là, les autres ont eu moins d’impact sur elle."
Vaincre son isolement
La stratégie de Juliette a été la bonne : un enfant victime de harcèlement doit tout mettre en œuvre pour sortir de son isolement. "Comme il s’agit d’un phénomène de groupe, il faut y répondre par une autre dynamique de groupe", souligne Nicole Catheline, qui conseille aux parents de tout faire pour favoriser les relations de leur enfant avec d’autres camarades.
Multiplier les occasions de goûters à la maison, de sorties communes, de manière à créer un lien privilégié avec d’autres, est la meilleure des protections. Une fois la connivence et la loyauté installées entre les enfants, il sera difficile au groupe de dissoudre ce lien.
Alerter les autres parents d'élèves
La tâche des parents consiste prioritairement à aider l’enfant en lui donnant les outils pour se défendre. Mais leur responsabilité d’adulte est aussi d’alerter l’école sur ce type de comportements, quitte à passer par les associations de parents d’élèves.
En faisant cette démarche, Laurent a réalisé que son fils n’était pas le seul à subir les persécutions de ses camarades. "Ce sont des questions qui peuvent être abordées par les enseignants sur les temps de “vie de classe”", insiste Nicole Catheline, qui juge essentielles ces mesures de protection par rapport à l’ensemble des enfants d’une collectivité.
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mercredi 3 février 2010 /
Je dois préciser, je l'ai oublié que j'ai tout d'abord avisé les professeurs, la Directrice puis également l'Inspecteur de l'académie mais par courrier recommandé.
Ensuite, j'ai demandé à mon mari d'aviser les principaux chefs de clans, puis finalement, j'ai obtenu pour mon fils (collège) un changement de classe, sinon, il finissait son année par le CNED !! Bon courage ! -
mercredi 3 février 2010 / mumu
L'unique chose à faire, nous venons de passer par là et il ne faut pas trop compter sur le CPE ..., c'est "pingler" les gamins à la sortie et leur faire des menaces du style "si tu continues, nous allons porter plainte à la gendarmerie et ce sont tes parents qui vont avoir des problèmes à cause de toi ! Ne pas hésiter à aviser même certains parents !!!