Santé/PsychoEnfants

Préparer son enfant à une hospitalisation

Préparer son enfant à une hospitalisation


  • Publié le mercredi 6 février 2008

Découvrir l’hôpital

Après cette consultation d’anesthésie, il serait utile de se rendre dans le service de chirurgie pédiatrique pour que votre enfant découvre une chambre d’hôpital et la salle de jeux, par exemple. Cette visite est parfois programmée. Sinon, demandez-la. Si, de retour chez vous, vous n’avez pas tout compris, n’hésitez pas à joindre par téléphone le service où il sera soigné.

Eviter de mentir

En attendant le jour J, il faudra lui parler de sa future hospitalisation. S’il vous questionne, répondez-lui en lui rappelant le discours du médecin. Évitez le mensonge, même s’il paraît rassurant. Dites plutôt : "Au réveil tu auras certainement mal, mais l’infirmière te donnera des médicaments."

Si vous avez l’habitude de lire ensemble des histoires, vous pouvez consulter avec lui les fascicules publiés par Sparadrap ou des livres de la littérature enfantine traitant du sujet.

Rassurer l'enfant

Si l’enfant ne pose pas de questions, attendez la veille pour évoquer son hospitalisation. Il n’a pas la même notion du temps que vous et aborder ce sujet trop tôt augmenterait son inquiétude. Vous pouvez lui rappeler la nature de l’opération : "Tu es trop souvent malade, le médecin a dit qu’il fallait t’enlever les végétations. Demain, tu entres à l’hôpital pour te faire opérer." Et lui présenter le déroulement de la journée : "Je vais t’accompagner et je resterai auprès de toi. On fera tout pour que tu n’aies pas mal. À un moment donné, il faudra se séparer pour que les médecins te soignent."

"Les enfants hospitalisés, y compris les plus petits, souffrent principalement de la douleur et de la séparation avec leurs parents, explique Françoise Galland. Sur ces deux points, ils ont besoin d’être rassurés."

Bien dormir est essentiel

"Si l’hospitalisation s’étend sur plusieurs jours, voire semaines, il est essentiel que les parents restent en forme", ajoute la psychologue Marie-Odile Rucine. Vous envisagez de vous priver de sommeil pour veiller sur votre enfant jour et nuit ? Ce n’est pas une bonne idée. Il est préférable que vous vous accordiez de bonnes nuits. Vous lui présenterez un visage reposé et serez plus à son écoute.

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