Santé/PsychoEnfants

Préparer son enfant à une hospitalisation

Préparer son enfant à une hospitalisation


  • Publié le mercredi 6 février 2008

L’hospitalisation d’un enfant est vécue avec émotion par les parents. Avant de lui communiquer leur confiance, ils doivent d’abord se rassurer eux-mêmes.

Qu’il soit motivé par une opération, un traitement ou un examen médical, un séjour à l’hôpital est un événement important dans la vie d’un enfant, surtout s’il doit affronter la douleur.

Pour qu’il le vive le mieux possible, ses parents doivent l’y préparer. Lui dire que c’est pour qu’il aille mieux que médecins, infirmières et aides-soignantes se relaieront auprès de lui dans le service hospitalier où il va entrer.

Savoir gérer ses angoisses

Que les parents soient inquiets, c’est normal ! Mais s’ils sont envahis par trop d’angoisse, l’enfant en souffrira. "Pour se rassurer, ils doivent recueillir le maximum d’informations", conseille Catherine, infirmière dans un service de chirurgie pédiatrique.

Poser les bonnes questions

Lors de la consultation d’anesthésie, qui se déroule une semaine avant l’opération, posez donc au spécialiste toutes les questions qui vous préoccupent : comment va se passer l’endormissement ? Pourrai-je retrouver ma fille en salle de réveil ? Quand verrai-je le chirurgien qui l’a opérée ? Pourrai-je rester dormir ? Que dire à ses frères et à ses sœurs ?

Si l’hospitalisation dure longtemps, renseignez-vous sur la vie du service : une institutrice, une éducatrice de jeunes enfants, des musiciens ou des clowns interviennent-ils auprès des enfants ? Y a-t-il une salle de jeux ?

Les enfants et la douleur

Interrogez également le médecin sur le traitement de la douleur. On sait l’évaluer chez un enfant, ce qui permet d’administrer les médicaments adaptés. "À partir de 5-6 ans, on lui demandera parfois de mettre son doigt sur une réglette aussi haut que sa douleur est grande", précise Françoise Galland, présidente de Sparadrap, une association pour les enfants malades ou hospitalisés.

"Pendant les soins et les examens, le soignant veillera aussi à ce que l’enfant n’ait pas mal, ajoute Catherine. Il appliquera une crème anesthésiante sur sa peau une heure avant de lui faire la piqûre ou la prise de sang. Pour une ponction lombaire ou des points de suture, il lui fera respirer un mélange gazeux, nommé "Proto" ou "Méopa", dans un masque."

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