Parler de la drogue avec ses enfants
Parler de la drogue avec ses enfants
Parler des effets concrets
Mais parler santé à l'âge où l'on se sent invulnérable est peu efficace.
Lorsqu'il intervient dans les collèges, le Dr Curtet préfère parler de liberté : "Je demande aux élèves ce qu'ils pourront faire à 18 ans et la réponse est souvent “tout ce qu'on veut”. Je leur rétorque que la liberté, c'est surtout garder le contrôle, éviter de se mettre dans des situations qu'on ne maîtrise plus. L'argument est efficace, car ils n'ont pas envie qu'on les manipule. Pour eux, ce serait perdre le respect vis-à-vis d'eux-mêmes."
Parler des dangers immédiats de chaque produit permet de frapper les esprits.
Le cannabis présente ainsi trois risques : la démotivation ("tu n'as plus envie de rien"), la baisse de la vigilance et de la concentration ("tes réflexes sont ralentis et tu risques un accident, même sur un vélo ou un scooter"), et l'apparition de maladies mentales (un lien est établi entre la consommation régulière de cannabis et la schizophrénie).
Des produits plus puissants
Il est d'ailleurs bon de savoir que le cannabis d'aujourd'hui n'a plus grand-chose à voir avec celui qu'ont pu connaître les parents.
"Le taux de THC (tétrahydrocannabinol), molécule responsable du rôle psychoactif du cannabis, est passé de 3 à 6 % il y a vingt ans à 15 % aujourd'hui. Dans une saisie survenue dans le Val-de-Marne en 2006, on a relevé un taux de 30 %. C'est l'un des produits les plus puissants", indique le brigadier Le Glatin, policier formateur antidrogue, qui intervient dans les classes de collège.
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et je norai kune chose a dire laisse les c trop bon