Santé/PsychoEnfants

Parler de la drogue avec ses enfants

Parler de la drogue avec ses enfants


  • Actualisé le mardi 20 novembre 2007

Les jeunes peuvent être en contact avec le cannabis, le tabac et l'alcool vers 14 ans. Les parents doivent les informer auparavant sur les risques encourus, en utilisant des arguments simples.

Sommaire de l'article : page 1 / 8

Généralement, à 10 ou 11 ans, on ne fume pas, on ne boit pas… Or c'est précisément à cet âge qu'il faut attirer l'attention des enfants sur les problèmes de drogue ou d'addiction.

Sensibiliser dès la préadolescence

Les experts de la MILDT (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie) sont formels : "Les discussions peuvent commencer dès la préadolescence. Très tôt, ils entendent parler des drogues ou voient autour d'eux des consommateurs : on peut dès cet âge leur expliquer ce qu'est la dépendance et leur dire que la consommation de certains de ces produits est punie par la loi".

Selon ces experts, il est important également de les aider à exprimer leur propre jugement, ce qui pourra les aider plus tard à prendre leurs distances face à la pression du groupe. Il s'agit, en somme, d'une action de prévention, à un âge où les enfants accordent encore un grand crédit aux propos de leurs parents !

Généralement, à 10 ou 11 ans, on ne fume pas, on ne boit pas… Or c'est précisément à cet âge qu'il faut attirer l'attention des enfants sur les problèmes de drogue ou d'addiction.

Sensibiliser dès la préadolescence

Les experts de la MILDT (Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie) sont formels : "Les discussions peuvent commencer dès la préadolescence. Très tôt, ils entendent parler des drogues ou voient autour d'eux des consommateurs : on peut dès cet âge leur expliquer ce qu'est la dépendance et leur dire que la consommation de certains de ces produits est punie par la loi".

Selon ces experts, il est important également de les aider à exprimer leur propre jugement, ce qui pourra les aider plus tard à prendre leurs distances face à la pression du groupe. Il s'agit, en somme, d'une action de prévention, à un âge où les enfants accordent encore un grand crédit aux propos de leurs parents !

Prévenir très tôt la toxicomanie

Pour le Dr Francis Curtet, psychiatre des hôpitaux et spécialiste des problèmes liés à la drogue, il faut prévenir la toxicomanie dès l'enfance.

"La majeure partie des gens qui expérimentent les drogues le font soit par curiosité, soit par plaisir. Très peu deviendront toxicomanes. Le toxicomane, lui, ne prend pas de la drogue par plaisir, mais parce qu'elle lui permet de fuir la réalité", explique-t-il.

"La prévention de la toxicomanie consiste à essayer d'apprendre à son enfant, même tout petit, à ne pas fuir les difficultés, à ne pas s'imaginer qu'une potion magique va régler les choses. Il faut lui apprendre à exprimer son problème, lui montrer qu'on l'a remarqué et lui donner le droit à la défaillance. Le silence ne règle rien. Si tout cela est admis et mis en place dès le plus jeune âge, le plus gros du travail est fait", poursuit-il.

Le moment approprié pour en parler

Avec les préadolescents, l'important est de trouver le bon moment pour évoquer le sujet. "Ce peut être après avoir entendu une information à la télévision ou à la radio, vu quelqu'un en état d'ébriété, ou lors d'un décès dû au cancer du fumeur", indique le Dr Francis Curtet.

Il conseille d'évoquer les produits pour lesquels le futur adolescent sera sollicité le plus tôt : tabac, alcool, cannabis.

Comment définir le mot drogue

Il s'agit d'abord de s'entendre sur le terme de drogue. La définition proposée par la MILDT pour l'alcool, le tabac, le cannabis, l'héroïne, la cocaïne, etc., est la suivante : "substances psychoactives qui agissent sur le cerveau".

Autrement dit, "elles modifient la perception de la réalité en agissant sur le système nerveux central", explique le Dr Curtet, qui refuse de faire la différence entre drogues dures et drogues douces, car "aucune drogue n'est anodine, même si les dangers sont différents". Leur usage expose à des risques pour la santé.

Parler des effets concrets

Mais parler santé à l'âge où l'on se sent invulnérable est peu efficace.

Lorsqu'il intervient dans les collèges, le Dr Curtet préfère parler de liberté : "Je demande aux élèves ce qu'ils pourront faire à 18 ans et la réponse est souvent “tout ce qu'on veut”. Je leur rétorque que la liberté, c'est surtout garder le contrôle, éviter de se mettre dans des situations qu'on ne maîtrise plus. L'argument est efficace, car ils n'ont pas envie qu'on les manipule. Pour eux, ce serait perdre le respect vis-à-vis d'eux-mêmes."

Parler des dangers immédiats de chaque produit permet de frapper les esprits.

Le cannabis présente ainsi trois risques : la démotivation ("tu n'as plus envie de rien"), la baisse de la vigilance et de la concentration ("tes réflexes sont ralentis et tu risques un accident, même sur un vélo ou un scooter"), et l'apparition de maladies mentales (un lien est établi entre la consommation régulière de cannabis et la schizophrénie).

Des produits plus puissants

Il est d'ailleurs bon de savoir que le cannabis d'aujourd'hui n'a plus grand-chose à voir avec celui qu'ont pu connaître les parents.

"Le taux de THC (tétrahydrocannabinol), molécule responsable du rôle psychoactif du cannabis, est passé de 3 à 6 % il y a vingt ans à 15 % aujourd'hui. Dans une saisie survenue dans le Val-de-Marne en 2006, on a relevé un taux de 30 %. C'est l'un des produits les plus puissants", indique le brigadier Le Glatin, policier formateur antidrogue, qui intervient dans les classes de collège.

Jouer sur la peur du gendarme

"Beaucoup de jeunes croient que le cannabis est toléré. Il faut donc leur rappeler les peines encourues", conseille encore le Dr Curtet. Pas de peine de prison pour les moins de 16 ans, mais une amende de 3 750 € pour moins de 5 g détenus. Leur statut de mineur ne les préserve pas d'un petit tour au commissariat.

"Les 10-13 ans détenant du cannabis peuvent rester en rétention pendant dix heures au plus ; les plus de 13 ans, vingt-quatre heures au plus", rappelle le brigadier Le Glatin.

Et n'oublions pas que la vente d'alcool et de tabac est interdite aux moins de 16 ans. Concernant ces deux produits, le comportement de l'adulte est essentiel. Un usage modéré de l'alcool est requis, qui permet de montrer qu'on peut gérer sa consommation. Si vous fumez, dites à votre enfant qu'il devra éviter, lui, de se faire piéger.

En savoir plus

"Drogues et dépendance. Le livre d'information",

Réalisé par la MILDT et l'Inpes, il est disponible gratuitement auprès de l'INPES.
Tél. : 01 49 33 23 71 ou www.inpes.sante.fr

Drogues Info Service

Tél. : 0 800 23 13 13 (de 8 heures à 2 heures du matin, 7 jours sur 7, appel gratuit).

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  • mardi 10 février 2009 / Fig

    Une étude scientifique américaine montre que la consommation régulière de cannabis (1 fois par semaine depuis la puberté) augmente de 70 % les risques de contracter un cancer du testicule. Le Figaro, 10/02/09
  • mardi 10 février 2009 /

    gerard tu ne comprend rien de la vie et tu ne sai pa ce qu'est le cannbis..ce n'est pa du tt nocif c une plante naturel et ke tu le veuille ou nn t enfan toucheront a ca un jour ou lotre....
    et je norai kune chose a dire laisse les c trop bon
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