Mon enfant marche mal, dois-je m’inquiéter ?

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Mon enfant marche mal, dois-je m’inquiéter ?

Qu’il marche sur la pointe des pieds ou les tourne trop vers l’intérieur, les sources de préoccupation autour de la marche de l’enfant sont fréquentes. Ces dysfonctionnements se règlent tout seuls avec la croissance.

Les petits troubles de la marche sont fréquents chez les petits : jambes arquées (genu varum) ou "en X" (genu valgum), pieds plats ou qui tournent vers l’intérieur ou l’extérieur préoccupent les parents.

En grandissant, leurs jambes se redressent

"Pourtant, dans la très grande majorité des cas, ces troubles sont bénins et se corrigent avec la croissance, rassure le Dr Louahem M’Sabah, chirurgien orthopédiste pédiatrique au CHU Lapeyronie, à Montpellier. La marche de l’enfant est l’aboutissement d’une longue maturation neurologique. Il faut sept ans d’ajustement et de mise au point pour qu’elle devienne celle de l’adulte. Cette acquisition est indissociable et contemporaine de la croissance neurologique qui marque les premières années de la vie."

Ainsi, il n’est pas anormal qu’un enfant marche sur la pointe des pieds jusqu’à ses 18 mois et qu’il ait les jambes arquées jusqu’à l’âge de 2 ans. Ce n’est que si ce genu varum persiste au-delà qu’il faudra demander l’avis du pédiatre ou de l’orthopédiste pédiatrique, afin de rechercher un éventuel rachitisme. "En prévention, la vitamine D doit être donnée de façon quotidienne jusqu’à 18 mois, puis à raison d’une ampoule annuelle de 300 000 unités jusqu’aux 6 ans", note le Dr Edwige Antier, pédiatre.

Les jambes "en X" concernent un nombre très important d’enfants entre 2 et 7 ans. "Dès lors que les deux jambes sont concernées, ce genu valgum ne nécessite aucun traitement particulier et les semelles orthopédiques sont totalement inutiles. Les jambes vont retrouver une forme droite tout à fait spontanément", poursuit le Dr M’Sabah. Le surpoids favorise aussi la survenue d’un genu valgum. Une prise en charge adéquate de l’enfant, avec perte de poids, est alors indiquée.

A l’origine, souvent, la position fœtale

Si l’un ou l’autre ou les deux pieds tournent vers l’intérieur, un examen clinique déterminera s’il s’agit d’une malformation du pied, qui nécessitera une prise en charge spécifique, avec le port de semelles orthopédiques. "Dans la grande majorité des cas, la cause se situe au niveau fémoral. En raison de la position fœtale, tous les nouveau-nés naissent avec des cols fémoraux qui 'regardent vers l’avant', ce qui explique la marche pieds en dedans. Au cours de la croissance, ils acquièrent la forme des os qu’ils auront à l’âge adulte et la hanche se remet dans l’axe, ce qui leur permettra de marcher droit", constate le spécialiste.

Enfin, le pied plat concerne 96 % des enfants avant l’âge de 4 ans ; seuls 5 % d’entre eux conservent cette caractéristique au-delà. Il s’agit d’une affection banale, qui n’entraîne en général aucun trouble ultérieur. Contrairement à ce qu’on peut pense parfois, le port de semelles ne corrige rien et s’avère inutile. Et le port de baskets n’aggrave pas le phénomène !

Rares sont finalement les cas qui suscitent l’inquiétude et conduisent à demander un avis en orthopédie pédiatrique. Ces consultations concernent notamment les boiteries, les pieds creux, les malformations d’une seule jambe (genu valgum d’un seul côté), ou encore les esquives du pas. Une prise en charge spécifique permet alors d’en déterminer les causes (neurologiques, morphologiques, suite de fracture ou d’infection articulaire ou ostéo-articulaire, etc.) et de mettre en route le traitement le plus approprié (rééducation, appareillage, chirurgie…).

3 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par zen Vendredi 23 décembre 2011
réponse a bon sens

pour quelqu'un qui a ou croit avoir du bon sens je vous trouve plutot virulent je dirais...

Par zedar Jeudi 10 février 2011
C'est Dr LOUAHEM M'SABAH pas Dr M'SABAH des qu'il s'agit d'un nom composé en deviens totalement perdu ....
Par bon sens Lundi 25 janvier 2010
Extraordinaire le bon DcM'Sabah nous confirme dans ce brillant article que nous ne savons pas travailler en équipe dans notre beau pays.
Qu'il nous donne l'avis du pédiatre et du chirurgien orthopédiste sur le pied de l'enfant oui c'est intéressant car c'est son domaine de compétence et son expérience et son savoir sont utiles.
Mais quand il donne son avis sur les semelles orthopédiques alors on rentre dans la quatrième dimension pour quelqu'un qui ne les conÃ.oit pas, ne les fabrique pas et n'en assure pas le suivi.
Nous avons besoin les uns des autres et besoin d'associer nos compétences.
Les pédiatres font leur travail, les chirurgiens orthopédistes aussi, le kinésithérapeute et l'ostéopathe également et les podologues le leur en établissant un bilan complet de la posture de l'enfant, la réalisation de semelles si nécessaire, le suivi du traitement et en donnant des conseils sur le chaussant des enfants.
Dernière remarque, la plus belle phrase en médecine est "toutes les études montrent que".
Quand vous êtes journaliste demandez à celui qui vous le dit de vous donner ses références précises pour pouvoir vérifier.
Vous verrez c'est édifiant comme on a du mal à les trouver!.
Amis thérapeutes quelque soit notre niveau de compétence restons humbles et curieux, notre savoir est limité.
Cordialement
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