Mon enfant mange mal

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Savoir poser des limites

Repas pris à table, pique-nique, goûter surprise, plateau télé, chez Jacqueline les repas sont synonymes de liberté et de plaisir. "Mes enfants mangent bien, mais si un jour le petit repousse son assiette, ou que le plus grand ne termine pas un plat, je laisse faire. Je garde un trop mauvais souvenir de mes repas de petite fille où je guettais les réactions de mon père : il ne supportait pas que je n'aime pas quelque chose."

Mais jusqu'où faire preuve de souplesse ? La limite est parfois difficile à trouver. Anne et Pierre en savent quelque chose. Jusqu'à 7 ans, leur fille ne s'est nourrie que de lait, de céréales et de pain.

"Au début, nous pensions que c'était un problème de déglutition. J'en ai parlé au pédiatre, mais il n'a rien trouvé d'anormal. Alors, petit à petit, nous avons baissé les bras. Je ne suis pas très patiente. À table, il faut que cela aille vite, et Marie a toujours eu directement ce qu'elle réclamait. Comme elle était pleine de vie, son régime alimentaire ne nous a pas inquiétés. Mais le jour où il a fallu la mettre à la cantine, nous avons réalisé que c'était un véritable handicap social."
Heureusement, la cantine a eu des effets bénéfiques : pour faire comme ses copines, Marie s'est mise à manger de tout.

Quant au fils de Marie-Hélène, c'est vers 3 ans qu'il a commencé à faire le difficile. "Il ne tenait pas en place et avait des idées très arrêtées sur la nourriture." Pour être plus disponible, Marie-Hélène le faisait manger avant tout le monde. "Un jour, pendant les grandes vacances, mon mari a décidé de le faire manger à table avec nous. Son comportement a changé du tout au tout. Comme si, brusquement, manger devenait une activité intéressante pour lui. La présence de son père n'était sûrement pas étrangère à ce changement."

Le repas donne à l'enfant l'occasion de vous tester. S'il ne rencontre aucune résistance, ou s'il mobilise l'attention de toute la famille, il s'imaginera que c'est lui qui fixe la règle du jeu. À table, posez clairement certaines limites, et montrez d'emblée à votre enfant que c'est vous qui détenez la loi, pas lui.

Respecter les goûts de l'enfant

Les problèmes liés à l'alimentation reposent parfois sur une simple méconnaissance de l'enfant.

Beaucoup de parents se figurent, en effet, que le palais du tout-petit est un terrain vierge, où tout est à construire. C'est faux. Dès la naissance, l'enfant affiche une nette préférence pour le sucré. Et plus il grandit, plus il apprécie les aliments qu'il connaît déjà.

Dans son livre "Mais qu'est-ce qu'il a dans la tête ?" (écrit avec Rica Étienne, et édité chez Hachette), le docteur Harry Iffergan souligne que cette attirance pour le familier est particulièrement forte vers 3-4 ans : "Il faut croire que les enfants ont moins besoin de varier leurs plaisirs que les adultes. Quand ils aiment, ils aiment vraiment : dans d'autres domaines, on les a vus réclamer tous les soirs la même histoire, jouer des heures entières aux mêmes jeux vidéo, ou se repasser vingt-cinq fois leur cassette préférée."

Si votre enfant exige des pâtes à tous les repas, faites-lui plaisir. Cela finira bien par lui passer. Le docteur Le Heuzey assure qu'avant d'entrer dans un processus pathologique, il y a de la marge : "Si votre enfant est joyeux et éveillé et si sa façon de manger n'a aucun retentissement sur sa santé, il n'y a aucune raison de s'inquiéter. Même s'il ne mange ni viande ni légumes verts."

Et en attendant qu'il renonce aux pâtes, utilisez quelques astuces auxquelles il ne résistera pas. Dressez joliment la table, mettez des couleurs dans les assiettes, variez les accompagnements…

Lorsque vous avez un peu de temps devant vous, associez votre enfant à la préparation des repas, et créez la surprise en proposant des menus à thème, ou en inversant l'ordre des plats. Amusez-vous aussi à remplacer le repas du soir par un grand goûter : les enfants adorent ça ! Et si tous vos efforts se soldent par un refus catégorique, dites-vous que votre enfant n'a peut-être pas faim, tout simplement.

S'il détourne la tête et recrache, ou s'il a grignoté deux heures plus tôt, inutile d'insister. Il mangera demain.
4 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par léa e=m6 Lundi 14 décembre 2009
Bonjour,
L'émission e=m6 prépare actuellement un reportage sur les enfants difficiles à table.
Si vous aussi vous voulez témoigner sur ce thème en participant à l'émissions n'hésitez pas à contacter léa au 06 82 31 74 74 ou leacoyecques@hotmail.fr
Jeudi 02 avril 2009
oui bonjour moi j'ai ma fille de 2 ans et 4mois et elle ne veut pas s'alimenter correctement je met au moins 2 heure a la faire manger et j'en n'est marre j'en peu plus sa me fait mal au coeur de la voir ne presque pas manger elle pese 10kilos pour son age
Par cansyre Samedi 28 février 2009
Bonjour,
Nous venons de lire votre message. Nous voudrions savoir si depuis, il y a eu du changement dans votre situation ? Dans notre cas, c'est notre filleule qui a 2 ans 1/2, elle ne mange rien. On ne voit que sa peau et ses os. Personne ne trouve de solution, à l'hôpital, les médecins prétendent que c'est une gastro, mais il n'y a pas de vomissement ni de colique ? avez vous trouvé une solution pour votre garçon ? nous espérons que vous lirez ce message si longtemps après. merci.
PS : 11 kg pour 2ans 1/2 est ce alarmant ?
Par nancy Vendredi 24 octobre 2008
je lance un sos mon garçon de 2ans refuse de s'alimenter, j'ai tout essayé généraliste pédiatre magnétiseur mais rien ne marche il maigrit à vue d'oeil etj'ai mal je ne sais plus quoi faire aidez-moi
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