Mon enfant dort mal...
Mon enfant dort mal...
Faire savoir aux enfants qu'on existe au moment du coucher
"L'enfant peut être victime de sa propre attitude, notamment pendant la période du 'non systématique' dans laquelle il entre à 18 mois", avertit Harry Ifergan. Élodie sait qu'elle existe et le fait savoir à son entourage. Elle ne s'intéresse qu'à elle-même et a un avis sur tout, ce qui fait dire à ses parents qu'elle a de la personnalité. Cette attitude du "non et non !" peut s'avérer inconfortable. Car le soir, une fois la porte de sa chambre fermée, elle se retrouve seule dans le noir pour les dix heures qui suivent. L'enfant peut s'interroger pendant cet état de veille : "Qui me dit que mes parents ne vont pas moins m'aimer parce que je les enquiquine ?" Le temps d'endormissement peut devenir plus long et les réveils nocturnes plus fréquents.
Quand les cauchemars font leur apparition
À 8 ans, Paul est le héros de son monde imaginaire. Mais il a grandi. On lui demande à présent d'endosser un rôle social convenable : l'école et ses contraintes, l'agent de police et son injonction : "Traversez devant moi !" En famille, on n'arrête pas de lui dire : "Arrête de te balancer sur la chaise, ne parle pas la bouche pleine…" La vie de tous les jours le ramène sans ménagement à cette dure réalité. Dans les deux ou trois années qui viennent, Paul doit faire le deuil de son monde imaginaire. "C'est la pleine période des cauchemars, précise Harry Ifergan. L'enfant sent qu'il y a un fossé entre 'je veux' et 'je peux'. D'où un immense sentiment de frustration qui resurgit dans ses rêves. Il affronte alors moins des dragons que des êtres maléfiques bourrés de mauvaises intentions."
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