L'accueil des handicapés mentaux à l'école

Page 2 / 5

L'accueil en milieu ordinaire est préférable

Deux formules :

Dans une classe normale, l'enfant peut être accueilli en primaire à temps partiel ou complet. Le directeur de l'école souhaite souvent qu'il soit suivi par un éducateur spécialisé ou un auxiliaire à l'intégration scolaire à l'école et chez lui.

Il arrive aussi qu'il refuse une demande car l'enseignant n'est pas prêt, pas disposé, ou met en avant une surcharge de travail qu'il ne peut assumer (ce qu'il doit justifier);

Dans une classe d'intégration scolaire (CLIS), regroupant en primaire des enfants (12 maximum) souffrant en principe du même handicap (mental, visuel, auditif ou moteur) autour d'un instituteur spécialisé, mais au sein d'un établissement scolaire de l'Éducation nationale.

L'avantage, c'est la volonté commune de l'établissement et des parents de jouer la carte de la scolarisation en adaptant le côté éducatif à la capacité de l'enfant et en le faisant participer à la vie de l'établissement scolaire (ateliers de lecture, travaux manuels, activités sportives, avec les autres enfants).

Le manque de CLIS amène un certain nombre d'enfants à se retrouver dans un type de CLIS ne correspondant pas à leur handicap. Au collège, selon le même principe, des UPI — Unités pédagogiques d'intégration — accueillent des petits groupes d'une dizaine d'adolescents handicapés mentaux.

L'accueil en milieu spécialisé manque de places

Lorsque la situation de l'enfant nécessite des soins importants ou qu'une scolarisation est impossible en milieu ordinaire, c'est vers un établissement spécialisé que la Commission départementale de l'éducation spécialisée proposera de le diriger.

Ce sont les instituts médico-éducatifs (IME) qui accueillent les enfants atteints de déficience mentale; certains établissements sont spécialisés dans un handicap précis.

Les soins (avec médecins, infirmiers, aides-soignants, kinés, psychologues) y côtoient l'aspect éducatif et scolaire (éducateurs, enseignants spécialisés). Cette scolarisation spéciale se fait le plus souvent en internat  : les enfants sont accueillis la semaine et retournent passer le week-end dans leur famille.

Le nombre d'équipements médico-sociaux est très variable d'un département à l'autre. Les places sont toujours limitées.

Les instituteurs spécialisés ne sont pas assez nombreux. Conséquence : il est fréquent que des enfants soient obligés de rester à la maison avec une organisation particulière.

Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.