Enfant fugueur : comment réagir ?

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Enfant fugueur : comment réagir ?

Très déconcertante et angoissante pour les parents, la fugue d'un enfant est une rupture, l’expression d’un ras-le-bol, mais aussi un appel à l’aide qu’il faut savoir entendre.

"J’ai fugué parce que ma mère me criait toujours dessus, elle ne me laissait rien faire ! Un jour, j’ai craqué et je suis partie. Je ne savais pas quoi faire. Un ami m’a parlé d’un centre où je pouvais parler. Là, on a pu faire le point. Maintenant, il y a encore beaucoup de moments difficiles mais cela se passe mieux", témoigne Nadia sur le site www.fugue.be.

Chez un copain ou à la rue

En 2007, selon SOS Enfants disparus, près de 45 000 jeunes, âgés pour la plupart de 15 à 18 ans, ont choisi de rompre brutalement le lien avec leur famille. Certains vont "squatter" chez un copain ou une copine, d’autres se confronter aux risques d’un séjour dans la rue. Pour quelques heures ou pour plusieurs jours, selon les circonstances.

Un tiers des fugues durent moins de trois jours

Ces deux dernières années, le Web a été un "facilitateur" pour près de 9 % des fugueurs, notamment chez les jeunes filles. Selon le ministère de l’Intérieur, un bon tiers des fugues durent moins de trois jours, un petit tiers de trois jours à un mois, et le reste au-delà d’un mois.

"La fugue est toujours un message envoyé par l’enfant à sa famille. À l’adolescence, les jeunes ont souvent du mal à mettre en mots leurs émotions et ils peuvent choisir ce moyen abrupt pour exprimer leur mal-être. À l’âge du 'personne ne m’aime', c’est également un moyen de tester l’amour des parents. D’autres étouffent, cherchent à se séparer, veulent plus de liberté, et la fugue leur apparaît comme la seule échappatoire possible", analyse Laurence Hudry, juriste chargée de dossiers à SOS Enfants disparus.

Le constat effectué, il faut, si possible, réagir sans trop dramatiser, même si l’angoisse des parents est toujours très forte. Dans un premier temps, il convient d’exploiter toutes les pistes pour entrer en contact avec l’adolescent, via téléphone portable, MSN, SMS, courriel, chercher aussi à joindre ses amis ou les parents de ses copains.

1 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par domi Mercredi 08 décembre 2010
bonjour,ma fille de 15 ans et partie de la maison lundi aprés midi toujours pas de nouvelle ,nous sommes alleés voir la poloce pour une deposition .sa premiere fugue remonte au mois de septembre elle et revenu au bout de trois jours ,nous avons discuter avec elle ,et rebolote mercredi dernier repartie trois jours ,nous ne savons plus quoi faire ,nous en avons perdu le sommeille et l appettit,et dans notre travaillent cela se ressent.la police ne fait rien .merci de nous aider
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