Comment discipliner les bébés mordeurs ?
Comment discipliner les bébés mordeurs ?
Un amour à croquer
La hargne s’exprime par les dents, mais - ô paradoxe ! - l’amour aussi. Vouloir engloutir l’autre dans un déluge de tendresse, voilà une autre manifestation qui n’est pas toujours appréciée.
Maryse connaît ces petits un peu rustauds faisant des câlins serrés à l’élu(e) de leur cœur. Là aussi, un apprentissage est nécessaire pour faire comprendre à l’enfant que l’affection doit tenir compte de l’autre. D’autant que les parents n’apprécient que modérément les traces de ces amours sauvages…
Renaud a dû mettre le holà à l’impétuosité d’un soupirant de sa fille Camille : "Quand j’allais la chercher, il ne se passait pas une semaine sans qu’elle ait une marque cruelle d’affection. Elle a même été mordue à l’œil ! À la crèche, on me disait que le petit Léon était fou d’elle. Nous avons dû insister pour que les éducatrices fassent leur boulot et apprennent à Léon à modérer ses ardeurs. Camille, qui l’aimait bien au début, commençait à avoir peur de lui et montrait des signes d’inquiétude quand on la déposait à la crèche. Ça ne pouvait plus durer, mon sang de papa commençait à bouillir."
Apprendre aux "victimes" à résister
Surveiller les petits "bulldozers", d’accord. Mais s’ils persistent et signent, comment agir ? Avant tout, protéger les plus faibles en leur montrant comment refuser de se laisser faire. On n’insiste jamais assez sur l’éducation des "timides", qui doivent aussi apprendre à faire face. Le rapport de force, sans obligatoirement s’inverser, doit s’équilibrer. Refuser enfin de subir et d’avoir peur va permettre au timoré de se situer autrement.
Les adultes, évitant de prendre parti, aideront davantage les enfants en essayant de comprendre les enjeux cachés derrière les morsures : jalousie envers un petit frère, peurs imaginaires ou souci réel, etc. Tout peut faire le lit d’un débordement de sentiments… trop durs à avaler.
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