Santé/PsychoEnfants

Anorexie : trouver la bonne attitude

Anorexie : trouver la bonne attitude


  • Actualisé le vendredi 19 janvier 2007

Les contacts pour vous soutenir

Fil santé jeunes : 0 800 235 236 (numéro gratuit).

SOS Anor : au 01 43 27 68 62, des anorexiques vous répondent.

La Note bleue : 01 40 47 73 73.

E-mail : psychologues@lanotebleue.org
(réponse d'un psychologue sous vingt-quatre heures).
www.s-a-f.asso.fr
 : un site pour les parents.

Gefab (Groupe européen pour les anorexiques, les boulimiques et les familles) : 01 45 43 44 75. http://asso.gefab.free.fr

www.anorexie.com

www.enfine.com

 : forums de discussion.

Régime ou anorexie, comment faire la différence



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Régime ou anorexie, faites la différence !




Jeune fille au régime

Jeune fille anorexique



Le régime a une limite logique ("Je veux perdre 3 kg")


Les restrictions sont sans fin (la jeune fille de 50 kg en perd 8 en quelques semaines)



Ne mange pas à table

Refuse tout écart mais pille
le frigo de temps en temps



À ses règles malgré le régime

Fait une aménorrhée soit primaire (les règles ne viennent pas), soit secondaire (elles s’interrompent)



Le régime est une contrainte

Le régime est facile



Le plaisir de manger est intact
Manger est une activité douloureuse


Manque un peu d’énergie
Est hyperactive


Tableau dressé par Alain Meunier, psychiatre. Il a coécrit, avec Clothilde Van Lerberghe, "Anorexie, ados au régime, ados en danger ?", éd. Platypus Press



L'aider à en sortir

Face à l'anorexie, chacun est démuni. Il faut avant tout éviter les reproches ("Pourquoi tu nous fais ça ?") ou le chantage déguisé ("Tu prends 1 kg et je t'achète un MP3"). Les adultes ne doivent pas craindre de discuter d'égal à égal, de parler d'eux-mêmes, de confier leurs propres craintes d'enfant, leurs émotions négatives, de prendre le risque d'essuyer des rebuffades et de toujours revenir à la charge. C'est ce qu'attend inconsciemment l'adolescent. Si la discussion s'avère impossible, on peut essayer d'écrire des lettres. Il faut montrer que l'on est sensible à sa douleur.

On ne sort pas des troubles du comportement tout seul. Mais, plutôt que d'envisager un entretien chez le psy, Michèle Lacoste-Dupont, psychologue-psychothérapeute, cofondatrice du Gefab (Groupe européen pour les anorexiques, les boulimiques et les familles), conseille aux parents de proposer à leur enfant une consultation chez une diététicienne ou un nutritionniste. "Il faut que les personnes touchées parlent. Cela peut être aux amis, aux frères et sœurs, au Fil santé jeunes qui est anonyme et gratuit."
Aux côtés de l'anorexique, les parents s'engagent dans une course de fond non pas pour le faire grossir mais pour le garder en bonne santé, afin qu'il puisse atteindre ses objectifs d'adolescent : étudier et sortir pour ne pas se couper de ses amis. Ce soutien est capital dans la guérison.

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