Alerte sur les produits de soins pour bébés

Page 1 / 3
Alerte sur les produits de soins pour bébés

Les crèmes de soins et autres lingettes seraient néfastes pour la santé des tout-petits. Certains spécialistes se prononcent pour la mise en place d’un système de contrôle, à l’image de celui qui existe pour les médicaments.

Coup de tonnerre dans un ciel bleu layette. La valise distribuée gratuitement en maternité serait en réalité un cadeau empoisonné. Les produits de soins offerts (laits hydratants, crèmes pour le visage, lingettes…) renferment des ingrédients chimiques jugés, par certains spécialistes, toxiques pour les bébés.

Le Comité pour le développement durable en santé, composé de scientifiques, de toxicologues et de cancérologues, demande leur interdiction pure et simple. Il note ainsi la présence de substances soupçonnées d’être impliquées dans de nombreuses pathologies, notamment les stérilités, les allergies et les cancers du sein et de la prostate.

Les substances visées

  • Les parabènes. Ces conservateurs de synthèse sont couramment utilisés en cosmétologie. Controversés parce qu’ils passent dans le sang, ils sont accusés d’interférer avec les récepteurs hormonaux et de perturber l’équilibre endocrinien.
  • Le phénoxyéthanol. Cet éther de glycol est un solvant toxique pour la reproduction et dangereux pour les système nerveux et sanguin.
  • L’EDTA (éthylène diamine tétraacétique). Toxique pour le rein, il est également reprotoxique (toxique pour la reproduction).
  • Le BHA (terbutylhydroxyanisol) et le BHT (terbutylhydroxytoluène). Ces deux antioxydants puissants sont suspectés d’être cancérogènes chez les animaux.

Soupçons sur des cocktails chimiques

Toutes les substances incriminées sont pourtant autorisées en cosmétologie, dès lors que les doses utilisées ne dépassent pas les seuils admis. Contrairement aux médicaments, les cosmétiques ne sont pas soumis à une autorisation de mise sur le marché (AMM). Aucun test de toxicité sur le long terme, aucune mesure d’effet sur le système endocrinien n’est obligatoire. Leur sécurité relève de la seule responsabilité du fabricant. Ils peuvent certes être contrôlés par l’Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé), mais ces contrôles se font après leur commercialisation.

Selon le Comité de développement durable en santé (C2DS), la dangerosité n’est pas liée à une substance prise individuellement mais à l’association de divers ingrédients, qui en potentialise les risques : "C’est l’effet cocktail de ces produits qui est à prendre en compte. Même si les industriels assurent respecter les seuils autorisés, le problème vient de la répétition des doses et de la durée d’exposition, de la naissance à l’âge adulte, à des milliers de produits chimiques."

Selon le Pr Dominique Belpomme, cancérologue, membre de C2DS, "des doses très faibles de perturbateurs endocriniens, notamment pendant la grossesse, peuvent induire des cancers qui surviennent quarante ou cinquante ans plus tard. Il faut donc limiter au minimum l’utilisation des cosmétiques chez la femme enceinte et le bébé."

1 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par fanymat Jeudi 22 octobre 2009
Bonsoir,
Je suis tout à fait d'accord pour bannir tous ces produits toxiques, mais je dois avouer que c'est difficile de ne pas en trouver sans substances incriminés. J'ai fini par trouver une marque (Corine de farme)qui fait des cosmétiques pour enfants sans paraben, etc...mais vu les noms des autres substances je ne saurai dire si c'est bon ou pas pour notre santé. Surtout qu'à cela s'ajoute les biberons en plastique, moi ce que je constate en tant que jeune maman, c'est que faisons un gros bon en arrière, comme lorsque j'étais enfant, avec des biberons en verre, de l'eau et du savon, et quand je vois ma grand-mère de 93 ans qui a toujours pris les produits les plus simple apparemment cela lui a réussi !!
Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.