Adolescent, parents : maintenir le dialogue

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Inutile de dramatiser

C’est à l’issue d’une telle discussion que Clément, 17 ans, a confié à ses parents, de but en blanc : "J’ai expérimenté le “binge drinking”." Cette pratique relativement répandue chez les jeunes consiste à boire le plus rapidement possible une certaine quantité d’alcool, pour un maximum d’effet.

Sans dramatiser, ils lui ont décrit les graves conséquences qu’un tel usage de l’alcool pouvait avoir sur sa santé. Il confie, en souriant, qu’il a eu plusieurs semaines difficiles, avec sorties restreintes et comptes à rendre.

Pourtant, lui qui dit voir quelques-uns de ses copains "partir en vrille", sans garde-fou, s’est senti finalement rassuré par la fermeté de ses parents.

Pour Jean-Pascal Assailly, psychologue, "une bonne relation affective entre les parents et le jeune est un puissant facteur protecteur qui permet des consommations de produits plus modérées et des transgressions moins importantes".

Faire appel à une tierce personne

"C’est essentiel pour le jeune, appuie Laure Riandey, qu’il sente notre détermination à ne pas le lâcher. Quand les parents sont à bout de ressources, ils peuvent faire appel à un tiers familial ou en parler à des amis."

Infirmière scolaire à Paris, Sylvie Bridonneau reçoit des parents "débordés" par leur enfant qui viennent lui parler de leurs inquiétudes. Elle prête aussi une oreille attentive à des adolescentes en souffrance scolaire qui lui confient : "Les cours me gavent, je ne veux plus y aller."

Ou qui, pour être aimées, courent après une image idéale de leur corps, en se plaignant d’être trop grosses. "Le rôle des adultes est de rassurer, d’expliquer et d’éloigner le miroir", confie-t-elle.

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