Adolescent, parents : maintenir le dialogue

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Trouver le juste milieu

Entre laxisme et alarmisme, il est parfois difficile de faire la part des choses. Ainsi, à 15 ans, Nina se sent la seule parmi ses camarades à être autant surveillée. Elle aimerait que sa mère la "lâche un peu".

Un argument auquel celle-ci, préoccupée par les conséquences de nuits sans sommeil, reste insensible. Une attitude pas si fréquente. Nombreux sont les parents qui imaginent perdre l’affection de leur enfant en le contrariant.

Au contraire. Philippe Jeammet, psychiatre et psychanalyste, l’affirme : "Poser un interdit, c’est aller à la rencontre d’un adolescent en quête de sens. C’est lui exprimer l’intérêt que l’on porte à son avenir."

Décrire et avertir des dangers

"L’adolescence pousse les parents à être inquiets. C’est une réalité : les jeunes sont souvent sur la corde raide et se mettent volontiers en danger", souligne Laure Riandey.

Les premières cigarettes, la consommation d’alcool pour imiter les copains ou se donner une contenance ne signifient pas d’emblée les débuts d’une conduite addictive.

Alors mieux vaut prendre les devants et choisir, lorsque l’occasion se présente, de dialoguer avec son enfant. Inutile de le prendre à partie, mais on peut simplement évoquer ensemble les dangers que l’alcool, le tabac et les risques de dépendance font peser sur sa santé et sa liberté psychique.

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