L’indemnisation de l’accident médical
L’indemnisation de l’accident médical
Chaque année, plusieurs milliers de personnes sont victimes d’accidents médicaux qui peuvent avoir des conséquences parfois irréversibles. Si l’indemnisation de leur préjudice
ne peut pas tout effacer, elle est cependant un moyen de voir reconnaître leur souffrance.
En cabinet de ville comme à l’hôpital, en prenant un médicament ou après la pose d’une prothèse, personne n’est à l’abri d’un accident médical. Lésion d’un nerf ou paralysie à la suite d’une intervention chirurgicale, séquelles sur la mère et l’enfant après un accouchement difficile, embolie consécutive à une anesthésie, séquelles d’infections nosocomiales…
Autant d’exemples malheureux de ce qui, sans être une fatalité, représente un risque non négligeable. Même si cela ne lui apporte qu’une maigre consolation, le patient a alors un droit : l’indemnisation de son préjudice.
La réalité de l’accident médical
"Attention, à la différence d’un problème de santé classique (accident de la circulation, domestique, etc.), la particularité de l’accident médical tient dans le fait que la victime n’était, par définition, pas 'bien portante' avant qu’il ne survienne", explique Sabine Gibert, responsable juridique à l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam). C’est la raison pour laquelle elle conseille de prendre un avis éclairé "notamment médical, sur la réalité du dommage. Le malade a-t-il été ou non victime d’un 'accident médical' ou de l’évolution regrettable de sa pathologie malgré les soins ?"
À cet égard, il pourra être utile de prendre contact avec les associations agréées représentant les usagers du système de santé ou, le cas échéant, avec son assureur pour solliciter son aide si l’on a souscrit un contrat de protection juridique. Un préalable indispensable car, il faut en être conscient, près de 55 % des dossiers soumis aux commissions régionales de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux sont rejetés "au motif de la réalité de l’accident médical", relève Sabine Gibert.
Privilégier la voie amiable
Si les avis demandés s’accordent sur la réalité d’un accident médical, deux voies se présentent à la victime : la procédure contentieuse et la voie amiable, cette dernière étant moins lourde et moins pénible psychologiquement, et de se faire soutenir par les associations agréées dans ses démarches.
En premier lieu, il appartient au patient de réclamer son dossier médical et de réunir le maximum de documents et d’informations sur le dommage subi. La victime saisira ensuite la commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux (CRCI), que l’on présente souvent comme un "guichet unique". La CRCI n’est cependant compétente que pour les dommages consécutifs à un acte de prévention, de diagnostic ou de soins réalisé après le 4 septembre 2001 et d’une certaine gravité.Ensuite, il s’agit de savoir qui mettre en cause. La loi ne pose pas de restriction et vise tout acteur de santé, tant privé (professionnel de santé libéral, clinique privée, laboratoire d’analyses) que public (hôpital notamment). Il reviendra à la CRCI de déterminer si l’on est en présence d’une faute du professionnel ou de l’établissement de santé ou si le patient a été victime d’un aléa thérapeutique ou d’une infection nosocomiale.
La faute peut être technique (par imprudence, maladresse…) ou liée à un défaut d’information, par exemple, ou encore à une mauvaise organisation du service (manque de personnel). Il y a aléa lorsque l’état de santé d’un patient se dégrade de manière grave et anormale même s’il n’y a aucune faute commise.
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J'ai été victime d'un accident d'anesthésie grave il y a 16 ans. Le médecin responsable ne me l'a avoué que il y a 2 ans 1/2, et j'ai décidé de demandé reparation mais la procédure est très longue. Je viens de passer une expertise et l'expert est formel a 100% c'est un geste malencontreux lors de l'anesthésie qui est responsable de mon état. Je vais donc pouvoir demander une indemnisation mais il faut donc repartir au tribunal administratif et le délai est je pense aussi long que d'obtenir une expertise. Je n'en peux plus mais je vais me battre afin que les responsables soient punis puisque par leurs fautes je vais devoir subir encore plusieurs opérations qui peuvent etre très risquées pour ma vie. J'espère simplement que l'indemnisation sera à la hauteur de ma souffrance tant physique que morale.
Amicalement,
kinou