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Quelle couverture maladie pour étudier à l'étranger ?
Quelle couverture maladie pour étudier à l'étranger ?

Avant de partir à l'étranger, mieux vaut se renseigner sur sa couverture maladie, car elle diffère selon les pays. Parfois, un contrat privé s’avère incontournable.
Poursuivre un cursus universitaire à l'étranger
Donner une coloration internationale à ses études, développer sa pratique d’une langue étrangère, découvrir une autre culture : chaque année, de plsu en plus d'étudiants français poursuivent leur cursus hors de nos frontières.
Un tel séjour se prépare plusieurs mois à l’avance, car le jeune est tenu de se faire accepter par une université d’accueil (ou par une entreprise s’il souhaite effectuer un stage), d’obtenir les moyens de financer son projet , de trouver un logement sur place, voire de demander un visa…
Et de prévoir une couverture santé adaptée aux dépenses médicales du pays où il va séjourner. Objectif : être indemnisé d’une partie de ses éventuelles dépenses de santé.
La carte européenne d'assurance maladie
Un étudiant qui s’expatrie dans un pays de l’Espace économique européen (membres de l’Union européenne, plus l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège) ou en Suisse tout en demeurant inscrit dans un établissement français relève, sauf exceptions du régime étudiant français de Sécurité sociale.
Exceptions du régime étudiant : jusqu’à 20 ans, l’étudiant dont le parent est artisan, commerçant, ou exerce une profession libérale reste affilié à l’assurance-maladie de celui-ci. L’étudiant qui signe un contrat de travail pour la période du 1er octobre d’une année au 30 septembre de la suivante relève, lui, du régime général.
Être dispensé d'avancer les frais
"Cela signifie que, muni de la carte européenne d’assurance-maladie (CEAM) - la demander à son centre de Sécurité sociale deux semaines au moins avant son départ -, il obtiendra que ses soins médicaux soient pris en charge pendant toute l’année universitaire dans les mêmes conditions que pour les assurés du pays d’accueil", précise Christophe Estrem, du groupe de protection sociale Vittavi Mutualité.
"En pratique, soit il est dispensé de l’avance totale ou partielle des frais, comme en Italie s’il consulte un médecin agréé par le service public, soit il se fait rembourser par l’organisme d’assurance-maladie local, comme au Portugal s’il s’adresse à un médecin privé", poursuit Nicolas Souveton, de la mutuelle étudiante LMDE.Cependant, le système CEAM se limite au remboursement des soins "imprévus" (grippe ou blessure, mais pas la contraception ou les frais engendrés par une maladie chronique). Par ailleurs, chaque pays dispose de ses propres règles de remboursement. L’étudiant peut donc se trouver confronté à des dépenses importantes si les soins qu’il reçoit sont peu ou pas couverts par le régime local.
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