Hospitalisation : comment serez-vous pris en charge ?
Hospitalisation : comment serez-vous pris en charge ?
Accouchement, intervention chirurgicale, radio, scanner… les occasions de se rendre à l’hôpital ne manquent pas. L'assurance maladie prend en charge une partie des frais mais le forfait hospitalier reste à la charge du patient, sauf exceptions.
Hormis les cas d’urgence, le patient choisit l’hôpital ou la clinique dans laquelle il souhaite être soigné.
Une fois le choix de l’établissement effectué, le patient va constituer son dossier d’admission. En pratique, cette démarche s’effectue le plus souvent avant la date de l’hospitalisation, par exemple après la consultation de l’anesthésiste lorsqu’une opération est programmée. En cas d’urgence, évidemment, ces formalités s’effectuent après l’entrée effective de l’assuré dans l’établissement.
Arrivée à l'hôpital : les documents à présenter
L’assuré se munit de sa carte d’identité ou de son passeport (ainsi que de son livret de famille s’il s’agit de l’hospitalisation de son enfant), le cas échéant, de la carte de sa complémentaire santé ou de son attestation de droits à la CMU et, bien entendu, de sa carte Vitale mise à jour. À défaut, il présente un bulletin de salaire, une attestation Assedic, ou un titre de retraite.
Après l’arrivée à l'hôpital et l'enregistrement de son dossier personnel, le service des admissions remet au patient un bulletin de situation ou d'hospitalisation. Ce document fait office de justificatif d'arrêt de travail et permet à l’assurance-maladie de verser les indemnités journalières auxquelles le patient peut prétendre. Ce dernier fera parvenir ce bulletin dans les 48 heures à sa caisse d'assurance-maladie ainsi qu’à son employeur ou à l’Assedic.
Toute personne hospitalisée a accès au service social de l’assurance-maladie pour évaluer ses besoins et envisager les aides adaptées à sa situation au moment de la fin de l’hospitalisation (aides à domicile, technique, sociale, adaptation du logement).
La fin de l'hospitalisation
Lorsque l’assuré quitte l’établissement de santé, ce dernier lui délivre un bon de sortie à adresser à sa caisse d'assurance-maladie dans les plus brefs délais. Ce document met fin à l’arrêt de travail, à moins que le médecin hospitalier ou le médecin traitant ne prescrive un nouvel arrêt de travail à adresser à sa caisse et à son employeur.
Arrive alors le moment de faire les comptes et de répartir les frais entre ceux que l’assurance-maladie couvre et ceux qu’elle ne prend pas en charge, notamment le forfait hospitalier et la franchise sur les "actes lourds".Au nombre de ce que l’assurance-maladie indemnise, on trouve les honoraires des différents médecins et chirurgiens intervenant auprès d’un patient pendant (mais aussi avant ou après) son hospitalisation ainsi que le coût des actes pratiqués, les dépenses liées aux médicaments fournis, les frais de transfusion éventuelle et d’utilisation du "plateau technique", c'est-à-dire le gros appareillage, l’utilisation de la salle d'opération ou d'accouchement. Au-delà, sauf dans plusieurs cas d’exonération, certaines dépenses restent à la charge du patient.
Page suivante : Le forfait hospitalier
Sur le même thème
Je reçois une alerte sur les sujets qui me concernent.












