Réussir sans le bac

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Réussir sans le bac

Le bac n’est pas le seul sésame pour entrer dans la vie active ! Même sans ce diplôme, qui échappe à un lycéen sur cinq, on trouve de nombreuses formations qui permettent d’arriver au métier de son choix.

"Avec le bac, tu n’as rien, mais sans le bac, tu n’es rien." Ce slogan lapidaire résume ce que ressentent les 20 % de jeunes qui échouent à cet examen. Pourtant, tout n’est pas joué pour les recalés. Outre le redoublement de la classe de terminale, des solutions s’offrent à eux, soit pour rejoindre les bancs de l’université, soit pour acquérir une formation qui les mènera au métier qu’ils souhaitent exercer.

Baccalauréat : repasser l’examen, tout simplement

Refaire une année de terminale pour décrocher son bac constitue la solution la plus simple et la plus évidente. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les trois quarts des élèves qui redoublent réussissent à l’obtenir l’année suivante. Le lycée du jeune est tenu de l’accepter, sauf s’il n’a pu obtenir la mention « admis à redoubler » sur son dossier scolaire, pour cause d’absentéisme excessif. Toutefois, l’inscription n’étant pas automatique, il est nécessaire de s’adresser au ­secrétariat du lycée dès la publication des résultats.

Le jeune peut également changer de filière et passer, par exemple, d’un bac S profil maths, à un bac S physique-chimie, ou du bac STG comptabilité au STG mercatique. Mais passer de S à L est plus difficile. De même, un bac pro, raté en mode classique, peut se retenter en alternance. Dans la filière des bacs technologiques en revanche, il existe peu de formules en alternance. Il faut donc se renseigner auprès du chef d’établissement.

Pour éviter le découragement, un redoublement dans un autre établissement peut s’avérer salutaire. Il faut alors s’inscrire directement auprès du lycée choisi et fournir ses bulletins de terminale, son livret scolaire et parfois une lettre de motivation. En cas de refus, le rectorat trouvera une place… là où il en reste.

illustration Expert
« Sans le bac, on se retrouve un peu seul, constate Luce, qui a tenté de le repasser en candidate libre. Nous étions plusieurs à nous présenter ainsi, et aucun de ceux que je connais ne l’a obtenu. » Avec un taux de réussite dépassant à peine les 40 %, passer son bac en candidat libre n’est pas une sinécure. Parce qu’il est difficile de préparer l’examen seul, les rectorats ­proposent, à travers le « module de re-préparation à l’examen par alternance » (Morea), d’accompagner les jeunes qui ont essuyé deux échecs au bac. Pour s’inscrire, il faut reprendre contact avec son établissement scolaire ou auprès de l’Inspection académique dont on dépend (service « Mission générale d’insertion »).

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