Retraite : les fonctionnaires partent de plus en plus tard

Retraite : les fonctionnaires partent de plus en plus tard
Les fonctionnaires arrêtent de travailler à 60,8 ans en moyenne. - © Gwengoat

En 2015, les fonctionnaires partaient à la retraite à presque 61 ans en moyenne, soit trois ans plus tard qu’en 2002, d’après une étude du ministère de la Santé. Ils sont, en même temps, plus nombreux à bénéficier d’une pension plus importante.

Les fonctionnaires arrêtent de travailler à 60,8 ans en moyenne, soit trois ans plus tard qu’en 2002. C’est ce qui ressort d’une étude de la Drees (Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques) publiée mercredi 15 mars. Cette évolution est le résultat des différentes réformes des retraites menées depuis 2003 visant à faire converger les retraites du public et du privé.

Dans le détail, ce sont les fonctionnaires hospitaliers qui partent le plus tôt, à 59,3 ans en 2015 (4,1 ans plus tard qu’en 2002), les fonctionnaires de l’Etat partent à 60,8 ans (soit 2,6 ans plus tard) et les fonctionnaires territoriaux à 61,1 ans (1,8 an plus tard).

Ce rallongement des carrières s’explique d’une part par la réforme des retraites de 2003 qui a augmenté le nombre de trimestres nécessaires pour toucher sa retraite à taux plein. D’autre part, la réforme de 2010 a relevé l’âge minimum légal de départ et progressivement arrêté les possibilités de départ anticipé pour les parents d’au moins trois enfants.

Davantage de bénéficiaires de la surcote

En même temps, dans les trois versants de la fonction publique, les nouveaux retraités sont plus nombreux à bénéficier d’une majoration de pension au titre de la surcote, et cela, malgré l’augmentation de la durée requise pour avoir une retraite à taux plein. Ainsi, dans la fonction publique civile, en 2015, 25 % des pensions sont majorées par une surcote (autant chez les femmes que chez les hommes).

A l’inverse, la part des pensions minorées par la « décote » sont en recul depuis 2009. Ce sont les agents de catégorie active qui « liquident plus souvent leur pension avec une décote », explique l’auteur de l’enquête. En 2015, seulement 9 % des nouveaux retraités parmi les sédentaires de la fonction publique civile sont concernés, contre 17 % parmi les actifs, c’est-à-dire ceux qui exercent des emplois plus dangereux ou pénibles, tels les policiers.