Retraite complémentaire des salariés du privé : le déficit de l’Agirc et de l’Arrco a diminué en 2016

Retraite complémentaire des salariés du privé : le déficit de l’Agirc et de l’Arrco a diminué en 2016
Retraite complémentaire des salariés du privé : le déficit de l’Agirc et de l’Arrco a diminué en 2016 - ©monkeybusinessimages

Bonne nouvelle : le déficit des régimes complémentaires des salariés du privé s’est réduit de plus de 700 millions d’euros en 2016.

Les régimes Agirc et Arrco enregistrent un déficit global de 2,24 milliards d’euros en 2016. C’est moins qu’en 2015, le déficit étant alors de 3 milliards. La diminution s’élève ainsi à plus de 700 millions d’euros en un an.

Ces résultats, en légère amélioration, sont conformes aux objectifs fixés par les partenaires sociaux », analysent les gestionnaires des régimes Agirc et Arrco.

Mais il est encore difficile de chiffrer ce qui relève de l’accord d’octobre 2015.

Cet accord prévoit trois mesures qui sont entrées en vigueur en 2016 :

  • Une moindre revalorisation des pensions entre 2016 à 2018 (un point de moins que l’inflation), sans toutefois qu’elles puissent diminuer ;
  • Le report de la date de revalorisation des pensions du 1er avril au 1er novembre ;
  • L’augmentation du prix d’acquisition des points de retraite entre 2016 et 2018.

Deux autres mesures entreront en application dès 2019 :

  • La mise en place d’un bonus-malus (appelé « coefficient de solidarité ») pour les générations nées à partir de 1957 : s’il ne travaille pas quatre trimestres de plus après avoir obtenu son taux plein dans le régime de base, le salarié verra sa pension complémentaire amputée de 10 % par an pendant les trois premières années de sa retraite et au maximum jusqu’à 67 ans. A l’inverse, celui qui retardera son retard percevra un bonus de 10 %, 20 % ou 30 % pendant un an s’il travaille respectivement deux, trois ou quatre ans de plus que la durée requise pour obtenir le taux plein dans le régime de base. Les futurs retraités exonérés de CSG échappent à la minoration. Ceux soumis à un taux de CSG réduit verront leur malus réduit à 5 % pendant trois ans ;
  • La fusion de l’Arrco et de l’Agirc pour créer un régime unifié.