Retraite : acheter des trimestres a un coût !

Page 1 / 4
Retraite : acheter des trimestres a un coût !

Améliorer ses retraites de base et complémentaire grâce au rachat de trimestres paraît séduisant. Mais ce n’est pas toujours avantageux. Mieux vaut faire ses comptes avant.

Depuis la réforme des retraites (Loi du 21 août 2003), on peut augmenter, moyennant finances, le nombre des trimestres pris en compte pour le calcul de sa pension dans le régime de base des salariés.

Objet de ce rachat : pallier les conséquences d’un départ à la retraite sans avoir le nombre de trimestres nécessaires ou sans avoir atteint l’âge requis pour une retraite automatique à taux plein, soit de 65 à 67 ans selon sa date de naissance.

À défaut, la retraite du régime général sera calculée à un taux inférieur au taux plein, en appliquant une décote, et au prorata du nombre de trimestres validés rapportés au nombre de trimestres exigés.

Toutefois, un tel rachat n’est possible qu’à certaines conditions : être âgé au moins de 20 ans et au plus de 66 ans et dans la limite de douze trimestres.

Bruno Renardier, directeur de l’assistance retraite au cabinet Novelvy précise également qu’il « n’est autorisé qu’au titre d’années où l’on a effectué des études supérieures ou un apprentissage, ou pour lesquelles on a validé moins de quatre trimestres ».

Le côut variable d'un rachat de trimestre

En outre, son coût peut constituer un sérieux frein : il est situé dans une fourchette de 1 002 à 5 622 € par trimestre, selon l’âge auquel on rachète, et en fonction de ses revenus annuels moyens des trois dernières années (barème 2011, arrêté du 28 décembre 2010, J.O. du 31 décembre).

Sur ces bases, il faut en principe de vingt à trente ans, ou plus, pour récupérer sous forme d’une retraite améliorée l’investissement que représente un tel rachat. ­

Néanmoins, deux autres facteurs rendent l’opération plus attractive pour certains.
Tout d’abord, elle a un effet sur les retraites des régimes complémentaires des salariés (Agirc-Arrco et Ircantec). La règle veut que celles-ci soient minorées par un « coefficient d’abattement », si on les liquide avec une retraite de base elle-même minorée pour cause de trimestres manquants.

illustration Expert
Or, ces régimes acceptent de prendre en compte les trimestres rachetés pour la retraite de base, sans cotisation complémentaire. Ce qui permet, sans bourse délier, de supprimer ou de limiter le coefficient d’abattement.

Plus on a acquis de points dans ces régimes complémentaires, notamment à l’Agirc pour les cadres, plus l’effet de levier du rachat sera puissant, explique Bruno Renardier.

Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.