Réforme des retraites : des conditions durcies en 2012

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Réforme des retraites : des conditions durcies en 2012

La réforme des retraites a est entrée en vigueur depuis le 1er juillet 2011. Chacun doit travailler plus longtemps pour toucher une retraite à taux plein. Et le calendrier de la réforme a été accéléré d'un an à compter du 1er janvier 2012.

En 2005, le nombre de Français âgés de plus de 60 ans était de un sur cinq. L’Insee estime que ce chiffre passera à un sur trois en 2050. Ainsi, le nombre de retraités augmente plus vite que celui des actifs. De ce fait, le déséquilibre entre le montant des cotisations et celui des pensions ne permet plus de financer le dispositif des retraites.

Depuis 1993, plusieurs réformes ont été entreprises pour tenter d’enrayer cette spirale. L’effort demeurant encore insuffisant, il a fallu durcir à nouveau les conditions de départ en retraite, avec cette nouvelle réforme effective dès le 1er juillet 2011.

La retraite à 62 ans au lieu de 60 ans

La réforme adoptée fin 2010 ne touche pas à la formule de calcul de la retraite. Mais elle recule de deux ans l’âge légal de départ, c’est-à-dire l’âge à partir duquel on peut demander la liquidation de sa pension.

De 60 ans en 2010, il passera progressivement à 62 ans en 2017, pour les générations nées en 1955 et après. L’âge minimum sera ainsi relevé par paliers, pour les assurés nés à compter du 1er juillet 1951.

La pension de retraite à taux plein à 67 ans au lieu de 65 ans

Parallèlement au recul de l’âge minimum de départ en retraite, l’âge permettant de bénéficier du taux plein quelle que soit la durée de cotisation passera de 65 à 67 ans pour les générations nées en 1955 et après. Ce relèvement se fera au même rythme que celui retenu pour le recul de l’âge minimum, et uniquement pour les assurés nés à partir du 1er juillet 1951.

Par dérogation à cette règle, l’âge du taux plein reste fixé à 65 ans pour certaines catégories :

  • les parents nés entre le 1er juillet 1951 et le 31 décembre 1955, ayant eu ou élevé au moins 3 enfants, ayant interrompu ou réduit leur activité professionnelle pour se consacrer à leur éducation, et ayant validé préalablement au moins 8 trimestres d’assurance vieillesse ;
     
  • les aidants familiaux (qui s’occupent d’un proche handicapé)  ayant interrompu leur activité pendant au moins 30 mois consécutifs ;
     
  • le parent qui a été salarié ou aidant familial, pendant au moins 30 mois, de son enfant handicapé bénéficiaire de la prestation de compensation du handicap (Pch) ;
     
  • les assurés handicapés dont l’incapacité permanente est au moins égale à 50 % ;
     
  • les parents (ou la personne ayant assumé sa charge) d’un enfant handicapé donnant droit à l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (Aeeh) : l’assuré doit bénéficier d’au moins un trimestre au titre de la majoration de durée d’assurance due à ce titre.

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