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À qui profitent les compléments alimentaires ?
À qui profitent les compléments alimentaires ?

Près d’un Français sur cinq a consommé des compléments alimentaires dans l’année. Mais comment s’y retrouver parmi les quelque 60 000 produits proposés ? Quels bénéfices réels apportent-ils ?
Les compléments alimentaires envahissent les rayons des pharmacies, des grandes surfaces et des magasins de diététique et affirment apporter une réponse à tous nos souhaits : avoir un ventre plat ou une mémoire d’éléphant, combattre la fatigue, les infections ou les bouffées de chaleur ! Si l’on en croit leurs promesses, les compléments alimentaires résolvent tous les problèmes… sans être des médicaments. Mais à y regarder de plus près, il n’est pas certain que les résultats soient à la hauteur de la dépense.
La composition des compléments alimentaires
Les compléments alimentaires renferment trois grandes familles de nutriments : des vitamines, des minéraux (calcium, magnésium…) et des oligoéléments (cuivre, fer) que l’on trouve naturellement dans nos assiettes. Ils recèlent également d’autres substances présentes dans l’alimentation, tels les acides aminés (lysine) issus des protéines, les acides gras essentiels (oméga‑3), les probiotiques (bactéries, levures) et les antioxydants (polyphénols, lycopène, flavonoïdes). Et des plantes médicinales. Un vrai cocktail.
La législation précise que, n’étant pas soumis aux mêmes contrôles que les médicaments, ces produits ne peuvent pas prétendre prévenir ou guérir une maladie, mais seulement réduire un facteur de risque.
Médicament ou complément alimentaire ?
La frontière n’est pas si nette pour le consommateur, car la loi (décret n° 2006-352 du 20 mars 2006) impose aux fabricants de compléments alimentaires de les commercialiser sous forme de doses (gélules, sachets de poudre, ampoules, etc.) afin qu’ils se démarquent des « alicaments » (boissons aux probiotiques, huiles enrichies en vitamine D ou en oméga-3, margarine aux polyphénols…).
Donc la présentation des compléments alimentaires ressemble à celle des préparations pharmaceutiques ! Une confusion que dénonçait, en février 2011, un rapport conjoint des académies de médecine et de pharmacie.
À la différence des médicaments, les compléments ne sont pas soumis à une autorisation de mise sur le marché démontrant leur efficacité et leur innocuité. La distinction est difficile entre médicaments de phytothérapie et compléments alimentaires à base des mêmes végétaux. Si certains présentent un dosage très proche de celui du médicament, leur fabrication ne répond pas aux mêmes critères de qualité.
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