Optimiser le chauffage de votre logement

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Optimiser le chauffage de votre logement

Le chauffage représente les deux tiers de la consommation d’énergie d’un logement et 81 % des émissions de CO2. Avant d’investir dans un nouvel équipement, des solutions simples permettent de limiter les dépenses.

Premier facteur d’économie d’énergie pour votre chauffage : l’entretien ! Régulièrement entretenue, une chaudière consomme 8 à 12 % d’énergie en moins et dure plus longtemps. Obligatoire pour une puissance comprise entre 4 et 400 kW (fioul, gaz, bois…), un tel contrat avec visite annuelle coûte environ 100 €.

Chauffage : un système de régulation

Autre facteur d’économie, la régulation de la température de chauffage permet d’économiser 10 % d’énergie, voire plus. Un tel procédé commande le chauffage en fonction d’une température choisie ou de la température extérieure. Plusieurs équipements répondent à ce besoin. Le thermo­stat d’ambiance, idéal sur un chauffage central, déclenche la chaudière en fonction de la température souhaitée dans la pièce de référence (de 10 à 50 €).

Il est complété utilement par des robinets thermostatiques (à partir de 60 € environ), installés sur les radiateurs, qui régulent la température de chaque pièce et permettent de 5 à 10 % d’économie sur le chauffage. Les programmateurs de chauffage central ou électrique réduisent la consommation jusqu’à 25 %.

Il peut s’agir d’un programmateur multizone (de 60 à 300 €), voire d’un gestionnaire d’énergie (de 30 à 600 €) qui tiendra compte des heures pleines et creuses. Certains assurent une fonction de délestage qui coupe l’alimentation d’appareils déterminés en cas de pic de consommation. De quoi éviter de souscrire un abonnement pour une puissance supérieure.

Une chaudière adaptée à son logement

Le choix d’un équipement doit se faire selon plusieurs critères : les besoins du logement (en fonction du bâti, de la zone géographique, de la surface…) ; les énergies disponibles ; le budget prévu pour les travaux et le budget alloué à l’usage, incluant le coût de l’énergie et de l’entretien ; et les économies escomptées.

Comme pour l’isolation, le choix du chauffage doit être considéré différemment selon que le bâti est ancien (donc présentant une forte inertie thermique) ou contemporain. Au chauffage électrique (convecteurs ou panneaux rayonnants), on peut préférer un chauffage central, plus propice aux ­économies sur le long terme.

illustration Expert
Le chauffage central est alimenté par une chaudière (gaz naturel, fioul, bois…), parfois par des capteurs solaires ou une pompe à chaleur. En remplaçant une chaudière ancienne - en France un tiers des chaudières a plus de vingt ans - par un modèle récent, on effectue d’importantes économies : 15 % avec une chaudière standard, 20 % avec une chaudière basse température, 30 % avec une chaudière à condensation.

Chaudières à basse température.

Elles délivrent une eau à 50 °C au lieu de 90 °C et procurent un excellent confort thermique.
- Budget (1) : entre 3 000 et 7 000 €.
- Gain sur la consommation : 25 %.
- Retour sur investissement hors subvention : 9 ans pour une chaudière au gaz, 6 ans au fioul.

Chaudières à condensation.

Elles récupèrent de l’énergie en condensant la vapeur d’eau des gaz de combustion. Plus économes en combustible, elles émettent aussi moins de CO2.
- Budget (1) : entre 4 000 et 8 000 €.
- Gain sur la consommation : 28 %.
- Retour sur investissement hors subvention : 9 ans pour une chaudière au gaz, 7 ans au fioul.

À noter : pour les petits espaces, un modèle de chaudière à ventouse permet de se passer d’un conduit de cheminée. « Un choix souvent rentable par rapport au tubage d’un conduit de cheminée existant qui permet aussi de mettre la chaudière dans un local fermé », précise Fabrice Chazeau, conseiller technique à l’agence départementale pour l’information sur le logement du Puy-de-Dôme.

(1) Chiffres estimés par l’Agence nationale de l’habitat pour une maison ancienne de 100 m2 habitables, avec 15 m2 de surface vitrée (huit ou neuf fenêtres), en région parisienne, et équipée d’un système de chauffage de plus de quinze ans (base tarifs juillet 2010).

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