Motos et scooters : formation obligatoire

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Motos et scooters : formation obligatoire

Depuis janvier 2011, les titulaires d’un permis B doivent suivre une formation de 7 heures pour pouvoir conduire un deux-roues de 50 à 125 cm3.

Nombreux sont les citadins à cir­culer à deux-roues pour échapper aux désagréments des transports en commun ou aux embouteil­lages, ou bien pour limiter les frais de carburant. Revers de la médaille : entre 2008 et 2009, le chiffre des tués en deux-roues motorisés est passé de 9 à 28 % des victimes d’accidents de la route…

En 2009, 1 187 cyclomotoristes et motocyclistes ont trouvé la mort au guidon de leur engin. « Sur les 888 motocyclistes tués en 2009, 742 conduisaient des grosses cylindrées, 112 des motocyclettes légères et 34 des scooters, pondère Paul Barré, responsable pédagogique à la Prévention routière. Pour bien appréhender la circulation et ses dangers, un minimum d’heures de formation est nécessaire. » Car conduire un scooter en ville ne s’improvise pas. Avant 2007, et alors que ce n’était pas obligatoire, beaucoup de nouveaux acquéreurs prenaient déjà spontanément quelques leçons avant de se lancer. À l’époque, tous les possesseurs du permis B (voiture) pouvaient sans autre formalité enfourcher un deux-roues de 50 à 125 cm3.

7 heures de formation pour conduire motos et scooters

Les conditions d’utilisation se sont durcies une première fois le 1er janvier 2007, date à partir de laquelle il fallait non seulement être titulaire du permis B depuis plus de deux ans mais également suivre une formation de trois heures.

Un nouveau relèvement du niveau d’exigence pour conduire et assurer un scooter, une moto ou un tricycle de 50 à 125 cm3 est intervenu le 1er janvier 2011 (décret n° 2010-1390 du 12 novembre 2010) : s’il faut toujours détenir son permis B depuis plus de deux ans, la durée de formation est désormais de sept heures.

« Nous avons souhaité mettre en place un dispositif qui permette à ceux qui veulent conduire un deux-roues, à partir d’un permis voiture, d’en comprendre le maniement, les spécificités et la dangerosité, souligne Michèle Merli, déléguée interministérielle à la Sécurité routière. Après analyse, il s’est avéré que la formation de trois heures était insuffisante. De plus, la conduite des modèles à trois roues n’en faisait pas partie, alors qu’il est préférable d’expérimenter la conduite sur le type de véhicule que l’on va piloter : moto, scooter ou tricycle. L’objectif n’est pas de contrarier les usagers : la formation, non sanctionnée par un examen, n’est obligatoire que pour ceux qui n’ont pas d’expérience. C’est une question de bon sens ! Et ce n’est qu’un élément de la politique de prévention à destination des deux-roues, qui s’accompagne de la sanction du débridage des cyclomoteurs et d’actions à destination des pilotes de grosses cylindrées pour qu’ils respectent mieux les limitations de vitesse. » 

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