Index de tous les articles Aide à la recherche
Médecine du travail : des missions variées
Médecine du travail : des missions variées
L'action du médecin du travail dans l’entreprise
Le médecin du travail intervient également en direct dans les locaux où travaillent les salariés. L’objectif de cette mission est d’évaluer concrètement les risques auxquels sont exposés les salariés (troubles physiques, fatigue, stress…).
Tout d’abord, il visite les entreprises dont il a la charge. Il surveille ainsi les conditions d’hygiène en général (entretien des locaux, des sanitaires, du restaurant d’entreprise…), identifie les risques (bruit, poussière…) et étudie, le cas échéant, l’ergonomie des postes de travail.
Libre à lui de faire procéder à des prélèvements et à des analyses de produits si la santé et la sécurité des salariés lui semblent compromises. Il peut étudier les postes de travail en vue de l'amélioration des conditions de travail et de leur adaptation dans certaines situations ou du maintien dans l'emploi.
Il délivre également des conseils en matière d'organisation des secours et des services d'urgence et élabore les actions de formation à la sécurité et celle des secouristes.
Il réalise ces visites soit à son initiative soit à la demande de l'employeur ou du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) ou, à défaut, des délégués du personnel. Il peut s'entourer des conseils d'une équipe pluridisciplinaire où se trouvent des Intervenants en prévention des risques professionnels (IRPP).
Nous visitons prioritairement les locaux dans lesquels des risques ont été identifiés, note le Dr Vieille. Il arrive ainsi que le médecin se rende régulièrement dans une entreprise - voire plusieurs fois par mois - si les visites médicales pratiquées auprès de plusieurs salariés ont révélé des difficultés particulières, liées par exemple au stress.
Parallèlement, le médecin du travail remplit le rôle de conseil auprès de l’employeur et des salariés. Il peut ainsi être associé aux études de nouvelles techniques de production et d’aménagement, ou aux modifications apportées aux équipements. Il participe aussi aux réunions du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail, obligatoire dans les entreprises de plus de cinquante salariés.
Certains employeurs le sollicitent même lors de la mise en place de mesures de prévention, par exemple pour informer les salariés sur les risques liés à l’utilisation de certains produits ou les sensibiliser aux méfaits du tabac ou de l’alcool.
Depuis la loi du 6 août 2012, le médecin du travail a également un rôle de conseil en matière de prévention du harcèlement sexuel ou moral.
Quel que soit son mode d’intervention, le médecin du travail agit toujours dans l’intérêt exclusif de la santé et de la sécurité des travailleurs.
Auteur : Véronique Baudet-Caille
Date de première mise en ligne : 15/04/2011
Autre article : Arrêt maladie : les règles à respecter
Offre d'abonnement : Abonnez-vous à Dossier Familial à partir de 18 €
je suis aussi tres surpris?ayant subis 1 operation du dos;j'ai repris le travail 2 mois apres sans aucunes visites medicales (ni mon employeur;ni la medecine du travail;ni le medecin conseil de la ss)actuellement en arret depuis 6mois et demi sans aucunes assurances pour mon avenir dans ce travail(incapacitee;surendettement;reclassement professionnel dans???)quels sont mes droits et a qui en incombe la faute...merci pour tout renseignements amities a tous
Je suis née en 1953 et j'ai été embauchée en janvier 1973, à ce jour je suis toujours en activité, salariée dans le secteur privé et je n'ai toujours pas été inscrite à la médecine du travail. Quand je lis que la médecine du travail est obligatoire, je suis très surprise ! Qui contrôle l'inscription des travailleurs ? Merci pour une réponse.
Bizare, je lis que la médecine du travail est obligatoire ! j'ai commmencé à travaillé en octobre 1973 et je continue encore 2 ou 3 ans pour pouvoir prétendre à ma retraite.
Question : je n'ai jamais été inscrite à la médecine du travail et personne ne remarque rien, est-ce-normal ?
Merci pour la réponse.
Le code du travail est écrit par le Medef, s’y référé ne veut plus rien dire du tout, la seule chose qui fait que la médecine du travail existe encore, c’est que la visite médicale est obligatoire, si non, cela ferait longtemps qu’il n’y aurait plus de médecine du travail. Le code de déontologie ne veut rien dire du tout non plus, car la médecine de manière générale est manipulée par les lobbys patronales. Il y a de plus en plus de médecin traitant contrôle patronal, leurs rôles est d’annuler les arrêts de travail pourtant délivrait par d’autre médecins traitant à la demande des employeurs eux-mêmes. Je suppose que le code de déontologie empêche moralement le médecin du travail de voir les choses en face, est lui aide à cultiver la dignité de rein dire, ça doit être à ça, que sert le code de déontologie. Moi je suis ouvrier, la dernière usine où j’ai travaillé, j’ai été licencié, l’un des motifs de licenciement été : un refus de pratiquer un test urinaire, j’ai contesté au prud’homme. Le jour de la visite médicale j’ai pourtant dit au médecin du travail que je ne pouvais pas uriner, car je me santé pas bien, alors le médecin du travail à délivrait un avis d’examen sans autorisation de conduite sur pont roulant, ce qui était normal puisque je ne me servais pas de pont roulant. Au prud’homme j’apprends que le médecin du travail a produit une fausse attestation contre moi, pour mon employeur. Dans son attestation le médecin du travail insiste sur le fait que j’aurais refusé le test urinaire, alors que je lui avais pourtant dit que je ne pouvais pas uriner. D’ailleurs, dès le premier jour, à l’entretien avec mon employeur j’avais proposé de passer le test urinaire si cela était vraiment utile. Après cette fausse attestation du médecin du travail, j’ai écrit à la médecine du travail et à l’inspection du travail, deux fois en l’espace de six mois, aucune réponse, je suppose que là encore, cela est dû à leurs codes de déontologie. Si le médecin du travail avait dit la vérité dans son attestation, elle n’aurait pas pu servir contre moi au prud’homme, mais pour moi.
- Oui , le médecin du travail a une véritable indépendance professionnelle et s'il ne l'a pas, il la prend car être médecin c'est prendre ses responsabilités et d'autant plus qu' il y a un employeur derrière[ code de déontologie médicale inscrit dans le code de santé publique]. - Non, le médecin du travail ne peut avoir le dossier médical du salarié sans accord de celui-ci et bien même , c'est le salarié qui transmet les informations qu'il souhaite transmettre, un point c'est tout. Le médecin du travail ne peut l'obliger, il est vrai qu'il apparaît important qu'il y ait une véritable collaboration entre médecin traitant et médecin du travail. En ce qui concerne la déclaration de maladie professionnelle ( Certificat Médical Initial- CMI), c'est de l'obligation déontologique de tout médecin ,donc un médecin du travail ne peut refuser de le remplir [ d'autant qu'il connaît le poste de travail et qu'il a des compétences en la matière et même si l'employeur affirme qu'il n'en a pas le droit]. -Pour un salarié en arrêt prolongé et qui doit reprendre son activité, le plus simple est la "visite de pré-reprise" à la demande du salarié, du médecin traitant ou du médecin -conseil , le salarié peut demander une visite de pré-reprise, l'employeur ne sera informé que du fait de cette visite et de la date de la visite[ aucun avis sur le certificat d'aptitude]. -En espérant avoir répondu à quelques inquiétudes de salariés. Dr A .G médecin du travail , Conseiller Ordinal -DU droit social.
- 1 sur 4
- ››
Question à l'expert
Je reçois une alerte sur les sujets qui me concernent.
Conventions collectives les plus vues
- Convention collective nationale des assistants maternels du particulier employeur du 1er juillet 2004
- Convention collective nationale des entreprises de commerce, de location et de réparation de tracteurs, machines et matériels agricoles, de matériels de travaux publics, de bâtiment et de manutention, de matériels de motoculture de plaisance, de...
- Convention collective nationale des praticiens-conseils du régime social des indépendants du 15 juin 2007





