Médecine du travail : des missions variées

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Médecine du travail : des missions variées

Tous les salariés connaissent la médecine du travail, mais beaucoup ignorent son véritable rôle. Le médecin du travail est pourtant un acteur déterminant dans la prévention des risques de santé au sein des entreprises. Car sa mission exclusive est d'éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait de leur travail.

Chaque salarié est censé rencontrer le médecin du travail régulièrement, dans le cadre de la prévention. Mais leur relation n’est pas toujours évidente.

Je me confie facilement à mon médecin traitant, mais j’hésite à exposer mes difficultés personnelles et professionnelles au médecin du travail, reconnaît Florence. J’ai peur que mes propos remontent aux oreilles de mon employeur, ce que je ne souhaite absolument pas.

Les inquiétudes de Florence sont partagées par bon nombre de salariés, parce que le médecin du travail est à la fois le garant de leur santé mais aussi le conseiller du chef d’entreprise. Son rôle est donc souvent vécu de manière ambiguë.

Médecine du travail : indépendance totale sur le plan médical

Alors que la santé au travail est devenue un enjeu de santé publique - il faut avoir présent à l'esprit le coût des arrêts de travail, des accidents et de la maladie professionnelle pour s'en convaincre -, il est utile de rappeler que ce médecin est un interlocuteur de choix en cas de problème.

Même s’il n’exerce pas son activité à l’hôpital ou dans un cabinet libéral, il est un praticien à part entière. Diplômé de la faculté de médecine, il est inscrit comme tous ses confrères à l’ordre départemental des médecins. Soumis au Code de déontologie médicale, il est tenu au secret professionnel comme n’importe quel généraliste ou spécialiste.

Sa seule spécificité tient à la structure à laquelle il est lié par un contrat de travail (entreprise ou service de santé au travail interétablissements d’entreprise). Ce statut de salarié ne le prive pas pour autant de son indépendance sur le plan médical. La loi lui garantit une totale autonomie à l’égard de son employeur.

Chargé de contrôler la santé des salariés, il doit éviter que celle-ci ne se détériore du fait de leur travail (article L. 4622-3 du Code du travail), notamment en surveillant leurs conditions d'hygiène au travail, les risques de contagion et leur état de santé.

La loi du 6 août 2012 étend les missions de conseil du médecin du travail auprès de l'employeur à la prévention du harcèlement sexuel ou moral.

16 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par 73 Jeudi 21 février 2013
question-reponse

je suis aussi tres surpris?ayant subis 1 operation du dos;j'ai repris le travail 2 mois apres sans aucunes visites medicales (ni mon employeur;ni la medecine du travail;ni le medecin conseil de la ss)actuellement en arret depuis 6mois et demi sans aucunes assurances pour mon avenir dans ce travail(incapacitee;surendettement;reclassement professionnel dans???)quels sont mes droits et a qui en incombe la faute...merci pour tout renseignements amities a tous

Par Ile d'Yeu Lundi 03 septembre 2012
Quand je lis que la médecine du travail est obligatoire, je suis très surprise !

Je suis née en 1953 et j'ai été embauchée en janvier 1973, à ce jour je suis toujours en activité, salariée dans le secteur privé et je n'ai toujours pas été inscrite à la médecine du travail. Quand je lis que la médecine du travail est obligatoire, je suis très surprise ! Qui contrôle l'inscription des travailleurs ? Merci pour une réponse.

Par F.BERNARD Jeudi 24 mai 2012
Médecine du travail obligatoire !

Bizare, je lis que la médecine du travail est obligatoire ! j'ai commmencé à travaillé en octobre 1973 et je continue encore 2 ou 3 ans pour pouvoir prétendre à ma retraite.

Question : je n'ai jamais été inscrite à la médecine du travail et personne ne remarque rien, est-ce-normal ?

Merci pour la réponse.

Par Fabieus Maximus Mercredi 11 janvier 2012
La seule chose qui fait que la médecine du travail existe encore, c’est que la visite médicale est obligatoire

Le code du travail est écrit par le Medef, s’y référé ne veut plus rien dire du tout, la seule chose qui fait que la médecine du travail existe encore, c’est que la visite médicale est obligatoire, si non, cela ferait longtemps qu’il n’y aurait plus de médecine du travail. Le code de déontologie ne veut rien dire du tout non plus, car la médecine de manière générale est manipulée par les lobbys patronales. Il y a de plus en plus de médecin traitant contrôle patronal, leurs rôles est d’annuler les arrêts de travail pourtant délivrait par d’autre médecins traitant à la demande des employeurs eux-mêmes. Je suppose que le code de déontologie empêche moralement le médecin du travail de voir les choses en face, est lui aide à cultiver la dignité de rein dire, ça doit être à ça, que sert le code de déontologie. Moi je suis ouvrier, la dernière usine où j’ai travaillé, j’ai été licencié, l’un des motifs de licenciement été : un refus de pratiquer un test urinaire, j’ai contesté au prud’homme. Le jour de la visite médicale j’ai pourtant dit au médecin du travail que je ne pouvais pas uriner, car je me santé pas bien, alors le médecin du travail à délivrait un avis d’examen sans autorisation de conduite sur pont roulant, ce qui était normal puisque je ne me servais pas de pont roulant. Au prud’homme j’apprends que le médecin du travail a produit une fausse attestation contre moi, pour mon employeur. Dans son attestation le médecin du travail insiste sur le fait que j’aurais refusé le test urinaire, alors que je lui avais pourtant dit que je ne pouvais pas uriner. D’ailleurs, dès le premier jour, à l’entretien avec mon employeur j’avais proposé de passer le test urinaire si cela était vraiment utile. Après cette fausse attestation du médecin du travail, j’ai écrit à la médecine du travail et à l’inspection du travail, deux fois en l’espace de six mois, aucune réponse, je suppose que là encore, cela est dû à leurs codes de déontologie. Si le médecin du travail avait dit la vérité dans son attestation, elle n’aurait pas pu servir contre moi au prud’homme, mais pour moi.

Par Dr AG Lundi 09 janvier 2012
Oui , le médecin du travail a une véritable indépendance professionnelle

- Oui , le médecin du travail a une véritable indépendance professionnelle et s'il ne l'a pas, il la prend car être médecin c'est prendre ses responsabilités et d'autant plus qu' il y a un employeur derrière[ code de déontologie médicale inscrit dans le code de santé publique]. - Non, le médecin du travail ne peut avoir le dossier médical du salarié sans accord de celui-ci et bien même , c'est le salarié qui transmet les informations qu'il souhaite transmettre, un point c'est tout. Le médecin du travail ne peut l'obliger, il est vrai qu'il apparaît important qu'il y ait une véritable collaboration entre médecin traitant et médecin du travail. En ce qui concerne la déclaration de maladie professionnelle ( Certificat Médical Initial- CMI), c'est de l'obligation déontologique de tout médecin ,donc un médecin du travail ne peut refuser de le remplir [ d'autant qu'il connaît le poste de travail et qu'il a des compétences en la matière et même si l'employeur affirme qu'il n'en a pas le droit]. -Pour un salarié en arrêt prolongé et qui doit reprendre son activité, le plus simple est la "visite de pré-reprise" à la demande du salarié, du médecin traitant ou du médecin -conseil , le salarié peut demander une visite de pré-reprise, l'employeur ne sera informé que du fait de cette visite et de la date de la visite[ aucun avis sur le certificat d'aptitude]. -En espérant avoir répondu à quelques inquiétudes de salariés. Dr A .G médecin du travail , Conseiller Ordinal -DU droit social.

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