Vacances : vos droits à la plage

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Baignades surveillées entre les balises

Jetez-vous à l’eau, si le cœur vous en dit, mais privilégiez les zones et les périodes de baignade surveillée. Elles sont fixées par arrêté municipal et affichées en mairie. "Vous éviterez ainsi les ennuis. Pensez également à respecter les recommandations des maîtres nageurs, surtout si vous avez des enfants. Elles sont indiquées par des drapeaux de couleurs différentes placés à proximité du poste de secours", insiste Jean-Michel Lapoux, chargé du contentieux à la Fédération des maîtres nageurs sauveteurs.

Vous nagerez alors en toute sécurité. Autre avantage : au moindre souci (piqûre de méduse ou de vive, coup de chaleur…), vous bénéficiez plus facilement des premiers soins.

Plages non surveillées : à vos risques et périls

Si vous optez pour une plage sans surveillance, vous vous baignez à vos risques et périls. Ne tentez pas le diable si un panneau indique que la zone est en partie ou totalement interdite pour des raisons de santé (mauvaise qualité bactériologique de l’eau) ou du fait de la présence de phénomènes naturels dangereux (courants violents, sables mouvants, baïnes…).

Hormis le risque que vous prenez pour vous-même, vous encourez une amende de 38 €. Certes, même si vous avez fait preuve d’imprudence, les secours viendront toujours vous chercher gratuitement. Mais en revanche il vous en coûtera 90 €, par exemple, s’ils doivent rapporter votre planche à voile (davantage pour une embarcation plus grande).

Enfin, n’oubliez pas que les plages sont aménagées pour que chaque vacancier profite de son séjour en toute quiétude. C’est pourquoi l’utilisation de certains engins flottants (dériveur, planche à voile, scooter des mers…) fait souvent l’objet de recommandations spécifiques.

Aussi, avant de les mettre à l’eau, lisez les panneaux d’information. Lorsque ces équipements sont autorisés, des chenaux (bandes de sécurité matérialisées au moyen de bouées jaunes) sont mis en place pour permettre à leurs utilisateurs de prendre le large en gênant le moins possible les baigneurs, qui restent néanmoins toujours prioritaires, même s’ils nagent dans une zone qui leur est interdite.

1 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Par spads Jeudi 27 août 2009
Il me semble utile de préciser que la législation autorise non seulement la libre circulation (comme précisé dans l'article) mais également le "le libre usage par le public d'un espace d'une largeur significative tout le long de la mer" [Article L321-9 Code de l'environnement] : il est donc tout à fait autorisé de déposer sa serviette devant la plage privée, même si les concessions font tout pour nous en dissuader, jusqu'à utiliser l'intimidation !
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