Ramasser les champignons en toute légalité
- Actualisé le jeudi 11 octobre 2007
Plaisir de l'automne, la cueillette des champignons relève de la tradition. Toutefois, elle ne peut se pratiquer n'importe où et exige que l'on respecte certaines règles.
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Une certaine tolérance
La majorité des propriétaires privés ne s'opposent pas à la cueillette de leurs cèpes ou girolles, pourvu qu'elle s'effectue dans des proportions raisonnables.
Dans les forêts domaniales, celles qui appartiennent au domaine public et couvrent 30 % du domaine forestier, la tolérance est la règle : vous pouvez ramasser des champignons pour votre consommation personnelle, sauf interdiction totale ou partielle visant à préserver certaines espèces, par exemple les chanterelles.
Une certaine tolérance
La majorité des propriétaires privés ne s'opposent pas à la cueillette de leurs cèpes ou girolles, pourvu qu'elle s'effectue dans des proportions raisonnables.
Dans les forêts domaniales, celles qui appartiennent au domaine public et couvrent 30 % du domaine forestier, la tolérance est la règle : vous pouvez ramasser des champignons pour votre consommation personnelle, sauf interdiction totale ou partielle visant à préserver certaines espèces, par exemple les chanterelles.
Se renseigner auprès de l'ONF
Pour connaître la réglementation applicable localement, il faut se renseigner à l'agence départementale de l'Office national des forêts (ONF) ou au service de l'environnement de la préfecture. Attention, dans certains départements, comme le Cantal, la forêt appartient essentiellement aux communes, et le maire peut limiter ou interdire le ramassage des champignons par arrêté municipal.
De 3 à 5 kg par jour
"En général, la limite est de 3 à 5 kg par jour et par personne", avance Yves Prat, responsable d'une équipe d'agents techniques forestiers à l'ONF du Cantal. Mais, dès lors que le ramassage est autorisé, les communes ne peuvent réserver ce droit à leurs habitants, sous peine de discrimination. "Même si parfois, les gens du coin voient d'un mauvais œil les ramasseurs venus d'ailleurs", souligne Yves Prat.
Des cotisations plus ou moins onéreuses
Certaines mairies louent les terrains à une association, qui fixe les conditions de ramassage. Une carte d'adhérent est alors délivrée au ramasseur, et son prix varie selon les structures. Les cotisations annuelles d'un montant de 100 € décourageront les moins passionnés ! Mais la tarification peut être journalière, et s'élever à 10 €. Là non plus, l'association ne peut limiter aux habitants de la commune l'accès aux espaces qu'elle gère.
Les locaux favorisés
En revanche, elle a le droit de moduler le prix : les locaux déboursent une faible somme, alors que les personnes de passage paient plein tarif.
"Un tel système vise à restreindre les abus commis par des ramasseurs qui, en groupes organisés, chargent des remorques de champignons afin de les vendre, explique Yves Prat. Quand on sait que dans certains coins, comme ceux du massif de la Margeride (Cantal et Lozère), on peut ramasser 50 kg de champignons en une journée, l'enjeu est de taille !"
Vente sous autorisation
Un particulier peut vendre uniquement les champignons qui ont poussé sur sa propriété. En outre, certaines autorisations sont indispensables. Sur un marché, vous devez vous acquitter d'un "droit de place" auprès de la mairie. Le montant varie d'une commune à l'autre.
Si vous vendez directement sur le trottoir, il vous faut un permis de stationnement ou une permission de voirie, délivrés par la mairie, le conseil général ou la préfecture, suivant la nature de la voie.
Il faut également être inscrit au registre du commerce et des sociétés. En effet, si vous exercez une activité commerciale, même temporaire, vous devez satisfaire aux obligations auxquelles sont assujettis les commerçants. Sinon, vous commettez le délit de travail dissimulé, sanctionné par une amende pouvant atteindre 45 000 € et une peine de trois ans de prison. Seuls les agriculteurs échappent à cette règle.
Cueillette : les précautions à prendre
Il existe deux techniques pour ramasser les champignons : la première consiste à les couper à la base du pied en laissant la partie inférieure intacte afin de ne pas endommager le mycélium, l'organe reproducteur ; la seconde, à les ramasser en entier en les tirant délicatement.
Cela permet de les identifier et de vérifier leur comestibilité. Attention ! On recense une quinzaine d'espèces mortelles.Autre conseil : n'écrasez pas ou n'arrachez pas ceux que vous ne connaissez pas. Ils intéresseront peut-être d'autres ramasseurs. De plus, tous les champignons ont une utilité écologique : par exemple, ils participent à la décomposition en humus des feuilles mortes.
Au moindre doute, consultez le pharmacien ou un vétérinaire, capables de déterminer la comestibilité de votre récolte.