La Nouvelle-Calédonie, un bonheur Pacifique

Page 1 / 3
La Nouvelle-Calédonie, un bonheur Pacifique

À 20 000 km de la métropole, la Nouvelle-Calédonie est un morceau de France ancré dans le Pacifique Sud. Bien au-delà de la carte postale, cette terre mélanésienne, riche de ses cultures et de ses peuples, est taillée pour l’aventure.

En partenariat avec Détours en France.

Faisant face aux parois montagneuses, l’avion amorce sa descente vers l’aéroport de Nouméa La Tontouta, situé à une cinquantaine de kilomètres de la capitale. Fondée en 1854, sous le nom de Port-de-France, par le capitaine de vaisseau Tardy de Montravel, la ville regroupe aujourd’hui près de 150 000 habitants (deux tiers de la population totale de l’archipel).

L'arrivée à Nouméa

Adossé au port, enchâssé dans une rade profonde, le centre ancien, au tracé de rues tiré au cordeau, s’organise autour de la place des Cocotiers.

Au fil des rues se dévoilent quelques belles architectures de style colonial, comme la bibliothèque Bernheim, la cathédrale Saint-Joseph ou le château Hagen (situé dans la vallée des Colons).

Du côté de la baie de la Moselle, c’est le marché couvert qui pimente les matinées nouméennes.

Et puis, Nouméa est renommé pour ses petites baies échancrant le littoral. Sur certaines, comme la baie des Citrons ou l’anse Vata , souffle un air de « French Riviera » version tropicale…

Vers le Sud, la Grande Terre

illustration Expert
Aux portes de Nouméa, le Sud concentre tous les paysages de la Grande Terre , avec en prime la terre rouge, latéritique et dénudée, scarifiée par les mines de nickel, véritable moteur économique de l’île. Pour explorer le Sud, il est préférable de s’offrir les services d’un spécialiste de l’organisation de « raids nature ». Les pistes sont en effet assez difficiles à repérer et les pluies de l’hiver austral peuvent rapidement rendre le terrain dangereux.

Sans encombre, la RP 1 et la RP 3 (les bonnes routes de Grande Terre) conduisent, après un trajet d’une heure, à l’entrée du parc provincial de la Rivière-Bleue, via le col de Mouirange, les Deux Tétons et le col d’Ouénarou. Sur plus de 9 000 ha (l’équivalent du département de la Dordogne), ce parc offre des possibilités de vie autarcique dans une nature sauvage, où alternent denses forêts de kaoris, de houps ou d’araucarias, pistes enkystées à flanc de montagne, eaux sombres du lac de Yaté . Ce dernier, avec sa forêt noyée où gisent les squelettes argentés des chênes-gommes, procure une intense émotion.

De Yaté à Goro, ancienne cité minière, la route file plein sud au milieu des bananeraies, cocoteraies, champs d’ignames (plante herbacée et tubercule qui constitue la base alimentaire des tribus kanak) et les pins colonnaires (Araucaria columnaris), vertigineuses flèches végétales, espèce endémique à la Nouvelle-Calé­donie.

Après Goro, la route s’interrompt, cédant la place à la piste des lacs (Grand Lac, chutes de la Madeleine…) jusqu’à la baie de Prony et sa véritable petite mer intérieure. Du village de Prony, où les racines des immenses banians ont emprisonné les vestiges des bâtiments de la « succursale forestière » du bagne , le visiteur a le choix entre deux solutions : partir en randonnée (quatre heures d’un itinéraire bien balisé) pour rejoindre le lac En-Huit ou embarquer pour l’îlot Casy, gros caillou pour Robinson équipé d’un très accueillant hôtel-restaurant (quinze minutes de traversée).

Votre pseudonyme apparaîtra en signature de votre réaction.
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.


Règles de conduite

  • Tous les propos contraires à la Loi sont proscrits.
  • La publicité commerciale n'est pas autorisée.
  • En réagissant à cet article, vous autorisez la publication en ligne de votre contribution.
  • Une orthographe et une mise en page soignées facilitent la lecture : évitez majuscules et abréviations, pensez aux accents.