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Des vacances pour apprendre
Des vacances pour apprendre
Bouger… en rythme
Enfin, si vous éprouvez le besoin de dépenser votre énergie, laissez-vous entraîner dans des ateliers de danse, de yoga ou de tai-chi.
Jacqueline, férue de danse orientale, se pose en adepte des stages : "Le temps d’un week-end ou pendant une semaine de vacances, j’en ai suivi beaucoup. On est davantage concentré pendant un stage ; ce que l’on apprend dans la journée mûrit pendant la nuit et se met en pratique dès le lendemain, sans avoir à attendre une semaine. On n’a pas le temps d’oublier".
"En plus, pratiquer ce que l’on aime avec des personnes qui apprécient la même chose, ça crée des liens. À condition d’arriver prêt à s’ouvrir aux autres, car c’est aussi une expérience de vie en groupe. C’est en tout cas un bon moyen de se faire des amis, surtout parce qu’on peut prendre les repas ensemble, et parfois partager un hébergement", ajoute-t-elle.
Elle raconte avoir testé un stage "multiactivités", qui permet de découvrir d’autres pratiques, à tester l’année suivante. "J’ai ainsi essayé la danse afro-brésilienne, la danse baroque, les danse écossaise, grecque… Ma fille s’est initiée au chant alors qu’elle était venue pour un stage de flûte", s’enthousiasme-t-elle.
Voyages scientifiques
Avoir à portée de main un scientifique du Muséum national d’histoire naturelle, du CNRS, un universitaire ou tout simplement un spécialiste (glaciologue, préhistorien, écologue, océanologue, ornithologue ou botaniste), voilà un luxe rendu possible grâce à Escursia, un tour-opérateur qui organise des voyages scientifiques dans les contrées lointaines mais aussi en France, le temps d’un grand week-end (comptez entre 215 et 350 € par personne).
Jean-Marcel Morel, volcanologue, accompagne ainsi les voyageurs pour des balades de 5 à 7 km par jour autour des volcans d’Auvergne : "Notre objectif, en deux journées et demie, consiste à sensibiliser les voyageurs, petits et grands, à ce qui supporte la faune et la flore, c’est-à-dire la terre. Je leur fournis les premiers rudiments du langage des roches. Comment, avec ses cinq sens, apprendre à les connaître : remarquer un affleurement, les toucher, les sentir, les écouter et même les goûter. Une roche qui absorbe la salive nous renseigne sur sa porosité…"
"En présence d’un public mixte, il faut savoir s’adapter, rendre les choses ludiques pour les enfants, livrer davantage d’informations pour ceux qui possèdent plus de connaissances. Au début, les gens sont un peu timides, puis, à la fin, ils posent et se posent beaucoup de questions. Ils n’abordent plus le paysage de la même façon et remarquent ce qu’ils n’auraient jamais observé auparavant. Nous évoquons aussi les risques volcaniques, l’utilisation des minerais, etc. Si c’est enrichissant pour eux, ça l’est pour moi aussi : je vois les blocages et apprends à mieux communiquer les sciences de la Terre", observe-t-il.
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