LoisirsVoyages

Des secours de moins en moins gratuits

Des secours de moins en moins gratuits


  • Actualisé le mardi 11 mars 2008

Des enfants à bord d'un bateau pneumatique n'arrivent plus à revenir vers la plage, la balade en montagne tourne au cauchemar… Pas de panique, les secours sont déjà en route. Pour qui la facture ?

Chaque année, en France, plusieurs dizaines de miliers de personnes sont "sauvées des eaux" ou secourues en montagne. Depuis toujours en France, le secours des personnes physiques est gratuit, en mer, en montagne, sur la route ou en cas d'incendie, par exemple. En trente ans, les loisirs sportifs ont connu un développement fulgurant, entraînant un renforcement des besoins de sécurité. Dans la foulée, la belle idée de la gratuité a quelque peu souffert, même s'il faut bien distinguer mer et montagne.

Les secours en mer

Dans la bande des 500 m bordant les plages, le sauvetage est entièrement gratuit. Toute la journée, des sauveteurs (pompiers, CRS ou jeunes formés par la SNSM) se relaient pour assurer la permanence du poste de secours des plages surveillées. Leur salaire est pris en charge par les mairies.Au-delà des 500 m du rivage et à l'intérieur de la bande des 20 milles nautiques (37 km) bordant les 5 533 km du littoral français, le secours d'une personne physique est gratuit. 24 heures sur 24, tous les jours de l'année, il est l'affaire des hommes de la SNSM.Gratuit également, le coup de main apporté à l'équipage d'un catamaran de sport en mauvaise posture, dans la mesure où il n'a pas nécessité la sortie expresse d'une vedette.

Les secours en montagne

En montagne, la gratuité des secours n'est plus qu'un souvenir. La loi n° 2002-276 du 27 février 2002 précise en effet que les communes peuvent désormais exiger des personnes secourues ou de leurs ayants droit une participation aux frais liés à l'opération de secours consécutive à la pratique de toute activité sportive ou de loisir. Il est vrai que l'utilisation de plus en plus fréquente de l'hélicoptère a fait grimper les dépenses.

Vos réactions (4)

  • mercredi 2 juillet 2008 /

    Bonjour,
    Normal que ce soit payant. Etre secouru pour une action individuelle n'a pas à entraîner un coût social partagé par tous. A chacun d'être responsable de soi-même et prendre les assurances adéquates. A chacun de porter ses actes et conséquences.
  • samedi 2 août 2008 / PAT

    Il est anormal que ce soit les contribuables qui payent les pots cassés pour des personnes qui prennent volontairement des risques.
    Maintenant certaines personnes prennent un téléphone portable : on peut prendre des risques ! si on a un pépin , on viendra nous chercher en hélico. S' ils payaient la facture , cela les calmerait.
  • vendredi 8 août 2008 / polo

    bonjour,
    mon frere c'est perdu en montagne et il a appelé les secours.Ils l'ont retrouvé et lui demande 7000€ de frais pour l'helicoptere, l'assurance lui a dit que comme il ne c'est pas fait mal ils couvrent pas les frais.Il gagne le smic donc on va essayé de faire un recour à la commune. Merci le legislateur
  • jeudi 14 août 2008 / easyrider33

    Dasn cette société où l'assistanat était gratuit jusqu'alors, comme l'est le volet social français et qui coûte, c'est le contribuable qui paye les "erreurs " des loisirs de gens souvent mal préparé et-ou informé voire inconscients . Il me semble judicieux de faire payer dans le cas où l'urgence n'est pas avérée. Solution: payez vous un très bon contrat d'assurance. Il faut s'assumer....

Vous êtes abonné
au magazine dossier familial ?

Pour profiter de tous les avantages du site, activez votre compte.

cliquez ici