Camping : connaître ses droits
- Actualisé le vendredi 13 juin 2008
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Litiges : connaître les règles du jeu
Selon Fabienne Pionneau, directrice de la Fédération française de camping et de caravaning (FFCC), "même si la qualité de l'offre atteint aujourd'hui un niveau globalement très convenable, des litiges peuvent toujours surgir. En pleine saison, les plaintes portent essentiellement sur la propreté et la promiscuité."
Ainsi, si, durant votre séjour, vous constatez que les douches sont impraticables ou que les poubelles ne sont pas vidées, commencez par vous plaindre auprès de la personne responsable des lieux. Si votre démarche reste sans effet, n'hésitez pas à vous rendre à la mairie pour qu'elle intervienne. Un camping qui ne répond pas aux normes d'hygiène et de sécurité peut être fermé.
Si ces difficultés vous incitent à écourter vos vacances, exigez la restitution intégrale des sommes qui correspondent à la partie de séjour que vous n'avez pas effectuée. Faites de même si vous découvrez que les promesses de confort ou de services ne sont pas tenues. Un gestionnaire de camping qui fait miroiter dans ses dépliants - ou sur son site Internet - une piscine qui se révèle vide ou un mini-club qui n'est pas opérationnel encourt des sanctions pour publicité mensongère.
Un classement par étoiles
Les campings sont classés par la préfecture du département, après avis de la commission départementale d'action touristique. On leur attribue des étoiles, qui ne renseignent toutefois que sur la quantité des services fournis et non pas sur leur qualité. Suivant le nombre de ces étoiles, vous trouverez donc plus ou moins de douches, de branchements électriques, de points d'eau chaude…
Elles vous informent également sur la superficie des emplacements dont vous disposerez (pas moins de 70 m2 pour un terrain une ou deux étoiles et 80 m2 pour un trois ou quatre étoiles). Reste que les prix (obligatoirement affichés à l'entrée du terrain) sont libres…
Arrhes ou acompte ?
Pour décrocher les meilleurs emplacements, certains campeurs préfèrent réserver leur place des mois à l'avance. L'usage veut qu'à cette occasion ils versent 25 % du prix total du séjour. Bien que cette pratique ne soit pas réglementée, il est prudent de ne pas payer davantage et d'exiger un reçu écrit.
Attention ! Si cette somme est qualifiée d'acompte, vous êtes définitivement engagé. Ni vous ni le professionnel ne pouvez vous dédire. En cas d'empêchement, celui qui manque à ses engagements devra indemniser l'autre. Vous perdrez ainsi votre acompte et vous vous exposerez au risque d'avoir à régler des dommages et intérêts d'un montant égal à la totalité du prix du séjour.
En revanche, si l'avance versée correspond à des arrhes, vous ne perdrez que cette somme. Et si c'est le professionnel qui annule, il devra vous rembourser vos arrhes et vous verser en plus une indemnité du même montant. Enfin, à votre arrivée sur le site, il peut vous être réclamé le paiement de la totalité du séjour. N'hésitez pas à négocier pour ne régler qu'une partie de la somme et acquitter le solde la veille de votre départ.
Litiges : connaître les règles du jeu
Selon Fabienne Pionneau, directrice de la Fédération française de camping et de caravaning (FFCC), "même si la qualité de l'offre atteint aujourd'hui un niveau globalement très convenable, des litiges peuvent toujours surgir. En pleine saison, les plaintes portent essentiellement sur la propreté et la promiscuité."
Ainsi, si, durant votre séjour, vous constatez que les douches sont impraticables ou que les poubelles ne sont pas vidées, commencez par vous plaindre auprès de la personne responsable des lieux. Si votre démarche reste sans effet, n'hésitez pas à vous rendre à la mairie pour qu'elle intervienne. Un camping qui ne répond pas aux normes d'hygiène et de sécurité peut être fermé.
Si ces difficultés vous incitent à écourter vos vacances, exigez la restitution intégrale des sommes qui correspondent à la partie de séjour que vous n'avez pas effectuée. Faites de même si vous découvrez que les promesses de confort ou de services ne sont pas tenues. Un gestionnaire de camping qui fait miroiter dans ses dépliants - ou sur son site Internet - une piscine qui se révèle vide ou un mini-club qui n'est pas opérationnel encourt des sanctions pour publicité mensongère.
Respectez le règlement intérieur
Une fois dans le camping, sachez que vous êtes soumis aux dispositions du règlement intérieur, qui peut interdire l'accueil de chiens, proscrire l'usage de barbecues, imposer des limitations de circulation des véhicules entre 22 heures et 7 heures… Quand le règlement n'est pas affiché à l'entrée du terrain, demandez à le consulter au bureau d'accueil.
Si, pendant votre séjour, vous êtes victime d'un vol, il sera difficile de mettre en cause la responsabilité du gestionnaire du camping, même si son terrain est surveillé jour et nuit par un gardien. Par contre, si des objets déposés au coffre du camping sont dérobés, vous pouvez vous retourner contre lui et mettre en jeu sa responsabilité devant le juge de proximité.
Quant au camping sauvage, il a aussi ses codes. Pas question de planter votre tente sur une plage, dans un bois, une forêt… Les terrains publics sont tout simplement interdits aux campeurs. Et si l'envie vous prenait de camper sur un terrain privé, n'oubliez pas de demander son autorisation au propriétaire.
Pour trouver le bon terrain
Pour évaluer un camping, vérifiez s'il dispose d'un label.
Les sites "Camping qualité" vous garantissent un séjour calme en harmonie avec l'environnement (propreté irréprochable).
Renseignements au 02 40 82 57 63 ou sur www.campingqualite.comLes sites "Camping Clef verte" ne peuvent pas accueillir plus de 50 familles par hectare et sont tenus d'organiser une vraie gestion de l'eau, de l'énergie, des déchets.
Renseignements au 01 45 49 02 09 ou sur www.laclefverte.orgLes sites "Qualité Tourisme" présentent un accueil, un confort et une propreté soignés et s'attachent à valoriser les ressources locales.
Renseignements sur www.qualite-tourisme.gouv.fr