Camper différemment

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Camper différemment

Si vous fuyez les terrains couverts de mobile homes, la promiscuité souvent imposée pendant la saison estivale, et souhaitez renouer avec l’esprit originel du camping, près de la nature et dans le calme, osez camper "différent".

Peu ou mal connues, des formes "ethniques" d’hébergement existent sur le territoire français : on peut tester en famille un hébergement de vacances sous une yourte, un tipi, une tente touarègue, dans une roulotte tzigane ou une cabane nichée dans un arbre. Un bon moyen de concilier les désirs des petits et des grands et de réaliser, le temps des vacances, ses rêves d’enfant.

Un hébergement ethnique

Lydie, Jean-Louis et leurs deux fils de 14 et 11 ans habitent près de Grenoble. Ils ont passé l’été dernier une semaine en yourte au camping Le Viaduc, en Ardèche. "Nous n’avons presque jamais campé ; nous avions plutôt l’habitude de passer les vacances dans des gîtes ou chez des amis. Nous souhaitions faire une surprise aux garçons en réservant cinq nuits sous la yourte. Au départ, cela leur paraissait difficile de 'tenir' sans télé ni Internet, mais finalement tout le monde a adoré".

"C’est étrange ; dans une yourte, on s’installe vraiment dans un univers différent, constate Lydie. La rondeur de la tente, très sécurisante, l’absence de chambre séparée, tout cela amène à vivre autrement pendant quelques jours. Certes, notre yourte se situait dans un endroit magnifique avec la rivière au pied du camping, une petite plage, des canoës à disposition, une conteuse qui le soir animait des veillées à la bougie… Nous avions vraiment le sentiment de communier avec la nature. Nous sommes tous revenus enchantés en nous promettant de renouveler l’expérience."

Selon la saison et l’endroit, comptez entre 300 et 700 € la semaine pour trois à six personnes. Sachez qu’une yourte mongole (environ 30 m2) - comme un tipi ou une tente berbère - offrira une surface beaucoup plus spacieuse qu’une caravane ou qu’une tente traditionnelle. En outre, elle est équipée de "vrais" lits, de draps, parfois d’un réfrigérateur, de lanternes, de bougies, de hamacs pour l’ambiance… On peut donc y arriver juste avec ses valises, comme à l’hôtel.

Quelques nuits dans les branches

Toit de bruyère, mur et mobilier en bois brut… Qui n’a pas eu envie de jouer les Robinson en vivant dans une cabane nichée au creux d’un arbre ? Sauf à souffrir du vertige, le rêve peut devenir réalité, plutôt le temps d’un week-end que celui d’une semaine, car la vie en l’air présente des contraintes (ni eau, ni électricité), et un coût : de 65 à 100 € la nuitée pour deux personnes, de 95 à 150 € pour un couple avec deux enfants, petit déjeuner compris.

Des cabanes familiales accueillent jusqu’à huit personnes (les enfants sont acceptés à partir de 2 ans). Elles sont généralement situées à 3 ou 5 m du sol et munies d’un vrai escalier. Avec des enfants d’au moins 12 ans, vous pouvez tester les cabanes perchées jusqu’à 10 m du sol, accessibles avec une échelle de corde. Entre adultes (ou avec des plus de 16 ans), vous pouvez prétendre à une cabane à 13 ou 14 m du sol, qui s’atteint grâce à un parcours en tyrolienne (accroché à un câble sur lequel on se laisse glisser).

Rustiques mais confortables (certaines possèdent des toilettes sèches), ces cabanes disposent généralement d’une petite terrasse pour savourer le petit déjeuner hissé jusqu’à votre nid à l’aide d’une corde… "La récompense, le matin, c’est le réveil au milieu des oiseaux, des écureuils… La première nuit, c’est la surprise ; la seconde, on savoure", nous met l’eau à la bouche Antoine Thibaud, "cabaneur développeur" du réseau La Cabane en l’Air.

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