Solaire thermique : des solutions multiples

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Solaire thermique : des solutions multiples

Dans le domaine du solaire thermique deux solutions s’offrent à vous : le chauffe-eau solaire individuel ou un système solaire combiné. Voici quelles sont les principales différences entre ces deux technologies.

Le chauffe-eau solaire individuel (Cesi) présente l’avantage de pouvoir être installé dans un logement ancien, même en ville. Avec un système solaire combiné (SSC), on couvre à la fois une partie des besoins en chauffage et en eau chaude sanitaire.

Chauffe-eau solaire individuel : le fonctionnement

Le principe brille par sa simplicité : c’est celui du tuyau rempli d’eau qui chauffe au soleil ! Composé de capteurs thermiques vitrés, qui contiennent une plaque et des tubes métalliques noirs (l’absorbeur), le chauffe-eau solaire individuel à éléments séparés transforme l’énergie du soleil en chaleur en transmettant les calories solaires d’un fluide caloporteur (en général, de l’eau glycolée) via un échangeur thermique, à l’eau contenue dans un ballon de stockage. Ayant livré ses calories, le fluide repart vers les capteurs solaires où il est chauffé de nouveau. Ce modèle comporte donc deux circuits distincts.

La circulation du fluide peut être naturelle (cas du thermosiphon, où le ballon est placé plus haut que le capteur), mais elle est le plus souvent forcée, au moyen d’une pompe électrique et d’un système de régulation (quand l’eau du ballon est plus chaude que celle du capteur, la circulation est coupée, et inversement).

Réservé aux résidences d’été ou aux régions dites chaudes, le chauffe-eau monobloc se distingue quant à lui du chauffe-eau à éléments séparés par le fait que l’eau circule directement dans le capteur pour se réchauffer avant d’être stockée dans le ballon, situé à l’extérieur. On a alors un seul circuit.

Une technologie fiable et éprouvée

Une installation thermique permet de fournir entre 40 et 70 % des besoins en eau chaude d’une maison, suivant les régions, ce qui allège au minimum de moitié la facture d’eau chaude. Le rendement maximal se rencontre évidemment en été. Pour pallier les déficits d’ensoleillement, une source d’énergie d’appoint s’impose : résistance électrique située dans le ballon ou, plus rarement, serpentin raccordé à une chaudière.

illustration Expert
Cette technologie aboutie a fait ses preuves. Selon l’Association professionnelle de l’énergie solaire (Enerplan), en 2007, 37 000 Cesi ont été installés dans des maisons individuelles en France, et un total de 103 000 logements (en incluant les installations dans des ensembles collectifs) ont été alimentés en eau chaude solaire. L’objectif d’un million de mètres carrés installés par an (330 000 logements individuels et collectifs) devrait être atteint en 2012, et 5,6 millions de logements devraient être "solarisés" à l’horizon 2020 grâce aux mesures mises en place par le Grenelle de l’environnement.

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