Portraits de maison : une maison bioclimatique
- Publié le mercredi 27 août 2008
Un projet de lotissement à Saint-Priest, dans le Rhône, trois maisons en Normandie, quelques projets ici et là… L’habitat passif reste un marché encore embryonnaire en France, à la différence de la Suisse, de l’Allemagne ou de la Scandinavie.
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"Après deux ans de recherches pour trouver les fournisseurs de matériaux, la maison - 150 m2 sur deux niveaux – a été construite en huit mois, ce qui est court compte tenu de la technicité du projet. Le choix de l’ossature bois, fabriquée en atelier et facile à assembler sur place, a permis d’optimiser les délais."
Un B.A. BA oublié
Une maison est dite passive quand elle ne dépense pas plus de 15 kWh/m2/an pour son chauffage. Y parvenir nécessite le respect de plusieurs règles, la première basée sur une conception bioclimatique, mot barbare qui désigne une approche fondée sur le bon sens. Il s’agit de tirer au mieux partie des apports solaires – dits passifs – en orientant les pièces de vie au sud, comme le faisaient les anciens. "Selon le terrain, la végétation et les bâtiments alentour, en pratique, cela n’est pas toujours facile à mettre en oeuvre", note l’architecte.
Deuxième principe : une isolation renforcée. Elle se traduit dans la maison de Bruno Ridel par 20 cm d’isolant sur une dalle porteuse en béton, le tout recouvert d’une dalle flottante, 35 cm d’ouate de cellulose sur les murs, 40 cm sur la toiture. Sans oublier le triple vitrage et une menuiserie de grande performance thermique. Troisième exigence : l’étanchéité à l’air, grâce à une enveloppe qui recouvre la face intérieure de l’habitat, les panneaux de bois étant joints par des bandeaux adhésifs spécifiques
"Après deux ans de recherches pour trouver les fournisseurs de matériaux, la maison - 150 m2 sur deux niveaux – a été construite en huit mois, ce qui est court compte tenu de la technicité du projet. Le choix de l’ossature bois, fabriquée en atelier et facile à assembler sur place, a permis d’optimiser les délais."
Un B.A. BA oublié
Une maison est dite passive quand elle ne dépense pas plus de 15 kWh/m2/an pour son chauffage. Y parvenir nécessite le respect de plusieurs règles, la première basée sur une conception bioclimatique, mot barbare qui désigne une approche fondée sur le bon sens. Il s’agit de tirer au mieux partie des apports solaires – dits passifs – en orientant les pièces de vie au sud, comme le faisaient les anciens. "Selon le terrain, la végétation et les bâtiments alentour, en pratique, cela n’est pas toujours facile à mettre en oeuvre", note l’architecte.
Deuxième principe : une isolation renforcée. Elle se traduit dans la maison de Bruno Ridel par 20 cm d’isolant sur une dalle porteuse en béton, le tout recouvert d’une dalle flottante, 35 cm d’ouate de cellulose sur les murs, 40 cm sur la toiture. Sans oublier le triple vitrage et une menuiserie de grande performance thermique. Troisième exigence : l’étanchéité à l’air, grâce à une enveloppe qui recouvre la face intérieure de l’habitat, les panneaux de bois étant joints par des bandeaux adhésifs spécifiques
Recours ponctuel au chauffage
La maison étant étanche, la ventilation joue un rôle crucial dans la circulation de l’air intérieur et dans la régulation de la température. Une ventilation mécanique contrôlée double flux à haut rendement insuffle de l’air dans les pièces de vie et expulse l’air vicié par les pièces d’eau en conservant 90 % des calories. Elle est raccordée à un puits canadien, dont l’air à température constante (entre 10 et 16 °C en fonction des régions et de la profondeur) réchauffe ou rafraîchi l’intérieur de la maison suivant les saisons. L’eau chaude sanitaire est fournie par des capteurs solaires fixés sur la toiture.
En cas de grand froid, un poêle à bûches avec prise d’air à l’extérieur complète le dispositif. "L’hiver dernier, avec un temps ensoleillé, par - 7 °, nous avons maintenu une température de 21,5 ° dans la maison, sans chauffage. En revanche, par + 3 ° avec un ciel de plomb, nous allumons le poêle deux heures tous les deux ou trois jours", détaille Bruno Ridel. Le rôle de l’apport solaire passif trouve ici sa traduction chiffrée. Le surcoût d’une telle construction, estimé à 15 %, devrait être amorti en une dizaine d’années, voire moins si le prix de l’énergie fossile continue à flamber.
Plus d'infos
Association La maison passive
Web : www.lamaisonpassive.frEn Act Architecture
Tél : 02 35 86 10 01Web : www.enact-architecture.fr
Fiabitat Concept
Tél : 02 54 94 62 10
Web : www.fiabitat.com
Les Airelles
Tél : 02 32 89 04 54Web : www.lesairelles.fr
