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Investir dans un système de chauffage performant
Investir dans un système de chauffage performant

Au cours des vingt dernières années, les systèmes de chauffage sont devenus moins énergivores et plus respectueux de l’environnement. Leur remplacement permet de réaliser des économies importantes.
Avant d’investir dans une nouvelle installation, on étudiera plusieurs critères : confort, montant de l’investissement, conditions d’entretien, stockage du carburant, durée de vie des matériels, adaptabilité au changement d’énergie, coût et disponibilité de l’énergie, taille et conditions d’habitation du logement, région, etc.
Par exemple, un chauffage électrique direct, confortable, nécessitant peu d’entretien et pas de stockage convient aux petits logements bien isolés, situés dans le sud de la France et habités par des gens qui passent la majeure partie de la journée en dehors de leur logement. Il ne convient pas du tout à une famille de cinq personnes vivant en Alsace.
"Avant de choisir un mode de chauffage et de production d’eau chaude, mieux vaut faire réaliser une étude thermique qui permettra d’évaluer précisément les besoins et les meilleures solutions pour y répondre", conseille Michel Carré, ingénieur spécialiste en chauffage à l’Ademe.Voici un aperçu des différents systèmes permettant de produire de la chaleur.
Les chaudières fioul, propane, gaz réseau
La première chose à considérer avant d’acquérir une chaudière de ce type est son rendement. Il correspond à la chaleur qu’elle fournit à l’eau du circuit de chauffage divisé par la chaleur émise par la combustion. Selon l’Ademe, une chaudière standard haut rendement affiche un ratio pouvant aller jusqu’à 89 %, une chaudière basse température jusqu’à 91 % et une chaudière à condensation ira jusqu’à 102 voire 108 %.
Les chaudières à ventouse (standard, basse température ou à condensation) voient leur rendement amélioré de 4 à 5 points (une chaudière basse température avec ventouse atteint ou dépasse 95 %). Ce dispositif prélève directement à l’extérieur l’air nécessaire au fonctionnement. L’apport d’air frais et l’évacuation des produits de combustion s’effectuent par deux conduits séparés traversant un mur ou une toiture.
L’économie de combustible réalisable par rapport aux chaudières antérieures aux années 80 s’élève de 13 à 23 % pour une chaudière standard, de 25 à 34 % pour une chaudière basse température et se situe entre 30 à 40 % pour une chaudière à condensation. Le montant de l’investissement dépend de la puissance et du type de chaudière à remplacer : de 800 à 2 000 € pour une chaudière propane ou gaz réseau, de 1 300 à 2 500 € pour une chaudière fioul. S’il faut ajouter le circuit de chauffage, l’Ademe estime l’investissement moyen à 6 100 € pour le gaz réseau, à 7 250 € pour le propane et 7 630 € pour le fioul.
Le chauffage au bois
Le rendement des appareils à bois (poêles, inserts, chaudières) s’est considérablement amélioré, de même que la préparation du "carburant". En plus des bûches traditionnelles, on trouve aujourd’hui des granulés de bois ou pellets (petits cylindres de sciure fortement compressée), des briquettes et plaquettes de déchets de bois compactés qui facilitent le stockage, du bois déchiqueté et des débris d’écorce.
Malgré ses contraintes (faible autonomie de certains appareils, entretien fréquent des conduits, enlèvement des cendres), les personnes qui choisissent le "bois énergie", l’adoptent car il s’agit d’une énergie renouvelable et/ou pour le faible coût de son kWh comparé aux autres sources d’énergie. Avant tout investissement, on s’informera des disponibilités locales, la filière bois étant organisée différemment selon les régions.Inserts et poêles. Selon sa puissance, un seul appareil peut chauffer plusieurs pièces, voire tout un logement (un chauffage d’appoint reste nécessaire dans la salle d’eau). Pas de mystère, plus le prix de l’appareil est élevé, meilleur est le rendement. À titre d’exemple, on trouve des inserts qui consomment bûches et briquettes entre 750 et 2 300 €. Ils affichent un rendement de 60 à 80 % et une autonomie jusqu’à dix heures. Mais il faut investir entre 1 500 et 5 000 € pour se doter d’un poêle à granulés qui annonce un rendement de 80 à 85 % et une autonomie 12 à 72 heures.
Chaudières. Dans les chaudières à bûches traditionnelles, toute la charge de bois mise dans le foyer brûlait simultanément, ce qui donnait une combustion irrégulière et difficile à maîtriser. Les chaudières à plaquettes ou à granulés réduisent la corvée de chargement et d’évacuation des centres. Toutes peuvent être couplées à un ballon et fournir l’eau chaude sanitaire.
Les chaudières à bûches modernes comportent un magasin de bois séparé de la chambre de combustion. Le tirage naturel est remplacé par une combustion assistée d’un ventilateur, les gaz de combustion brûlent complètement avant d’être évacués. La régulation devient plus aisée et les chargements limités à un à trois par jour.
Coût : de 2 000 à 8 000 € pour un rendement de 75 à 85 % et une autonomie de six à vingt heures. Les chaudières à bois déchiqueté, à plaquettes ou à granulés sont équipées d’une trémie qui alimente le foyer grâce à une vis sans fin. Des ventilateurs assurent le tirage. Investissement de 8 000 à 18 500 €, rendement de 75 à 93 %, autonomie de plusieurs mois.
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