Installer la climatisation

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Il existe un article plus récent sur ce sujet :
Choisir un climatiseur

Les atouts de la climatisation réversible

Pour répondre à certaines critiques soulignant la lourdeur de cet investissement, les constructeurs ont développé des climatiseurs réversible. Dans la majorité des appareils proposés, l'évaporateur et le condenseur peuvent échanger leurs rôles sur demande, le climatiseur devenant alors un appareil de chauffage.

Cette fonction n'entraîne qu'une faible augmentation du coût initial (environ 10 %). Et, dans une zone ne connaissant pas de températures inférieures à - 10 °C, un climatiseur réversible peut remplacer les convecteurs électriques et se montrer alors bien moins gourmand qu'eux en électricité.

Que dit la copropriété ?

Dans le cas des appareils dits "splits", c'est-à-dire composés d'équipements à éléments séparés, le compresseur doit être installé à l'extérieur de l'appartement ou de la maison, suspendu à la façade de l'immeuble ou posé sur un balcon ou bien dans un jardin. Deux tuyaux relient cette unité extérieure au bloc présent à l'intérieur, ce qui entraîne bien souvent le percement de parois ou de murs pour l'installation.

Ce système est appelé "monosplit" lorsqu'il n'existe qu'une unité intérieure. Il devient "multisplit " lorsque du bloc extérieur partent plusieurs gaines reliées à différentes unités de climatisation disséminées dans l'habitation.

L'intervention d'un professionnel

La complexité de ce système nécessite alors l'intervention d'un installateur spécialisé, qui devra notamment assurer la parfaite étanchéité de l'installation (les éléments chlorés contenus dans certains fluides frigorigènes représentent un danger pour l'environnement). On passe ainsi à une autre gamme de prix, puisque le coût de cette opération, matériel compris, revient à environ 100 € le mètre carré. Pour équiper une surface de 100 m2, par exemple, il faut compter 10 000 €.

Des contraintes juridiques

Le système de climatisation se fixe sur les parties communes, il est nécessaire de faire inscrire par le syndic le projet d'installation à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Il est conseillé de demander à une ou plusieurs entreprises un dossier technique complet et de préciser quelles sont les parties communes qui seront concernées par une telle installation.

Communiqué au syndic, ce dossier pourra ensuite être joint à la convocation des copropriétaires à l'assemblée générale. Celle-ci devra autoriser les travaux à la majorité absolue de tous les copropriétaires (majorité de l'article 25 de la loi du 10 juillet 1965).

À défaut de réunir cette majorité, et si le projet a recueilli au moins le tiers des voix de tous les copropriétaires, la même assemblée peut procéder immédiatement à un second vote qui devra se prononcer à la majorité simple des voix exprimées des copropriétaires présents ou représentés (majorité de l'article 24). Si le projet a recueilli moins d'un tiers des voix de tous les copropriétaires, une nouvelle assemblée générale peut être convoquée dans les trois mois et statuer à la majorité de l'article 24.

Autre article : Quel fournisseur d'énergie choisir ?

1 RÉACTIONS À L'ARTICLE
Dimanche 12 décembre 2010
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