Des plantes qui purifient l’air intérieur
Des plantes qui purifient l’air intérieur
Certaines espèces, comme le lierre ou l’anthurium, améliorent la qualité de l’air en absorbant certains polluants.
"Pendant longtemps, j’ai eu des vertiges et des maux de tête en nettoyant ma salle de bains, se souvient Marie-Françoise. J’ai soupçonné mes produits d’entretien. Je les ai d’abord remplacés par des nettoyants moins agressifs, puis j’ai disposé des plantes dans la pièce."
Un lierre et un spathiphyllum sont ainsi venus égayer sa salle de bains. Ces plantes ont en effet montré leur capacité à absorber certains polluants, notamment le toluène, le benzène et l’ammoniac, très présents dans les produits de nettoyage et les désodorisants.
La pollution ne s’arrête pas à votre porte !
Dans son rapport intitulé "Risques chimiques au quotidien", rendu public en janvier 2008, la sénatrice Marie-Christine Blandin a confirmé que l’air de la maison, du bureau ou des transports en commun, où nous passons entre 70 et 90 % de notre temps éveillé, peut être plus pollué que l’air extérieur. Peintures, parfums d’ambiance, revêtements de sol ou fumée de cigarette dégagent toutes sortes de substances nocives.
Parmi les plus dangereuses figurent le benzène, le formaldéhyde, le trichloréthylène, le toluène ou le monoxyde de carbone. Être exposé à ces produits se traduit le plus souvent par de l’eczéma, des migraines ou des problèmes respiratoires. Certaines de ces substances sont des cancérigènes avérés.
Les qualités dépolluantes de plantes vertes
Dans les années 1980, Bill Wolverton, chercheur à la Nasa, réfléchit à la façon de purifier l’air des navettes spatiales. Il met en évidence les qualités dépolluantes de plantes vertes comme le ficus, le philodendron ou encore le palmier nain. Publiés en 1986, ses travaux sont diffusés dans le monde jusqu’en France.
En 2001, l’association Plant’Air pur (paysagistes, horticulteurs, fleuristes, architectes…), la faculté de pharmacie de Lille et le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) de Nantes s’associent dans le programme de recherche Phyt’Air. "Nous avons étudié les effets du toluène, du monoxyde de carbone et du formaldéhyde sur trois plantes courantes, simples d’entretien et d’un coût abordable : le chlorophytum, le dracaena marginé et le pothos", explique Gaëlle Bulteau, ingénieur études et recherche.Les travaux en laboratoire du CSTB ont ainsi montré qu’un chlorophytum peut neutraliser une grande partie du toluène et du monoxyde de carbone de l’air en soixante-douze heures. Comment ? "En absorbant les polluants soit par les racines, soit par les feuilles, explique Damien Cuny, professeur à la faculté de pharmacie de Lille. Ensuite, la plante métabolise ces substances, c’est-à-dire qu’elle les transforme pour mieux s’en séparer. Par exemple, le formaldéhyde est très vite converti en CO2, et rejeté."
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non il n'est pas dangereux d'avoir une ou deux plantes dans sa chambre, a moins d'avoir une vrai foret vierge =D.
au contraire cela augmente le taux d'humidité toujours trop faible d'ailleurs.c'est même recommander dans les chambres d'enfant(en particulier ceux qui ont des problème de bronchite a répétitions )mais ce la ne dispense pas d'une bonne aération de la pièce;)
L’oxygène absorbé et le CO2 rejeté le sont en quantités infimes et le jour, grâce aux plantes l’air intérieur est régénéré.