Alléger la facture d’eau chaude

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Alléger la facture d’eau chaude

La production de l’eau chaude sanitaire représente le tiers du coût énergétique total d’un logement. En modifiant ses habitudes et/ou son installation, on réduira ses factures.

On distingue deux modes de production d’eau chaude : instantanée et à accumulation. Dans le premier cas, l’eau est chauffée "à la demande" à l’électricité ou au gaz. Le gaz est plus avantageux, notamment si l’appareil possède un système d’allumage automatique du brûleur sans veilleuse (économie de 1 000 kWh/an). Depuis une vingtaine d’années, les rendements des brûleurs ont gagné 15 à 20 %, d’où l’intérêt de remplacer les appareils anciens, plus gourmands.

Dans la production à accumulation, l’eau est chauffée par une résistance électrique immergée et maintenue à température dans un réservoir calorifugé. Si la chauffe s’effectue à l’électricité, la souscription d’un abonnement heures pleines/heures creuses permet de faire chauffer l’eau lorsque l’énergie est moins chère (0,0661 €/kWh au lieu de 0,1085 € en heures pleines).

Changer plutôt que rénover

Le coût de la production d’eau chaude sanitaire varie considérablement en fonction de la qualité des installations. "Si l’eau est chauffée par une vieille chaudière à fioul fonctionnant été comme hiver pour maintenir en température une quantité d’eau importante, il faut envisager d’opter pour un système plus performant", explique Michel Carré qui déconseille nettement les "bricolages".

"Il existe sur le marché de nombreux produits ou compléments d’installation prétendument capables d’améliorer le rendement. Aucun n’est efficace, il n’y a pas de solution miracle pour optimiser une chaudière ancienne", poursuit-il.

Réduire ses dépenses sans perte de confort

Quel que soit le système utilisé, quelques investissements peu onéreux produiront des résultats tangibles.

Éviter les déperditions de chaleur. Calorifuger un ballon ne revient pas cher et contribue à conserver l’eau à la bonne température : il suffit de l’envelopper dans un matériau isolant (laine de roche, par exemple). Cette installation s’avère particulièrement rentable lorsque le ballon se trouve dans un local non chauffé. On trouve par ailleurs dans les magasins de bricolage un isolant mousse spécifique (gaines fendues adhésives) permettant d’isoler les tuyaux. Tous les deux ou trois ans, on pensera à faire intervenir un professionnel pour vidanger et détartrer un chauffe-eau à accumulation car la corrosion et le tartre affectent son rendement.

Limiter sa consommation. Il est des gestes auxquels on ne pense pas toujours et qui, additionnés, soustraient des euros à la facture, comme couper l’alimentation du chauffe-eau électrique ou la veilleuse du chauffe-eau à gaz lorsque l’on s’absente plus de trois jours, par exemple. Enfin, sachez qu’une douche de quatre à cinq minutes nécessite entre 30 et 40 litres d’eau chaude entre 35 et 40° C ; un bain de 150 à 200 litres. Renoncer au bain au profit de la douche allège la facture.

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