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Sous-location : quelles sont les règles ?
- Actualisé le vendredi 11 avril 2008
Bien que souvent utilisée, la sous-location est en principe interdite… À moins que le propriétaire du logement ait donné son accord par écrit.
Adressez-lui votre demande de préférence par lettre recommandée avec avis de réception. Pensez à indiquer dans votre courrier les raisons qui vous animent, la date à partir de laquelle vous entendez le faire et, surtout, le montant du loyer. En effet, si le loyer de la sous-location excède celui payé par le locataire principal, le propriétaire est en droit de réclamer la différence.
En cas de résiliation du bail
Attention ! Celui qui sous-loue son logement sans l'autorisation de son bailleur (ou contre son avis) peut se voir congédié pour sous-location irrégulière. En pratique, la résiliation du bail principal entraîne alors toujours la résiliation du contrat de sous-location.
Si le sous-locataire reste dans le logement, il devient un occupant sans droit ni titre. Le locataire peut alors être condamné au versement d'une indemnité dont le montant, à défaut d'accord entre les parties, sera évalué par le juge.
Contracter avec le sous-locataire
Mais, dès lors que la sous-location est autorisée, les conditions de sa mise en forme sont librement négociées entre le locataire et le sous-locataire, sans que le propriétaire ait son mot à dire. "Même s'il n'est pas obligatoire, un contrat de sous-location écrit, reprenant les termes de cet accord, est préférable. Il évite bien souvent des litiges", commente Me Jacques Girard, notaire à Drancy.
Prenez soin d'y mentionner la prise d'effet du bail et sa durée, le montant des loyers, la période des versements, les conditions de paiement, les obligations réciproques des parties et les modalités d'entrée ou de sortie (forme et délai du congé) que vous entendez mettre en œuvre.