Nouvel indice d’augmentation des loyers
- Publié le lundi 31 mars 2008
Si sa date de révision se situait avant le 10 février 2008
Le loyer a été augmenté par référence à l’IRL ancienne formule et le nouvel indice ne s’appliquera qu’en 2009.
Exemple : bail conclu le 1er janvier 2007 ; loyer de 500 €. La hausse s’est appliquée le 1er janvier 2008 par référence à l’indice mentionné au bail, celui du 2e trimestre 2006, comparé à celui du 2e trimestre 2007 (publié le 12 octobre), soit une progression de 2,76 % et un nouveau loyer de 513,80 €. Le 1er janvier 2009, la majoration sera calculée en comparant l’indice nouvelle formule du 2e trimestre 2009 avec celui du 2e trimestre 2008 recalculé par l’Insee.
Si la date de révision du loyer intervient à partir du 10 février 2008
Le nouvel indice s’appliquera sur des indices "actualisés".
Exemple : contrat signé le 1er mars 2007 ; loyer de 500 €. Lors de la révision du 1er mars 2008, le bailleur a tenu compte du dernier indice connu à la date de signature du contrat, en l’occurrence celui du 3e trimestre 2006, mais a retenu la valeur recalculée par l’Insee en fonction de la nouvelle réglementation. Puis il l’a comparée à celle du 3e trimestre 2007 (elle aussi actualisée par l’Insee), soit une progression de 1,11 % et un nouveau loyer de 505,55 €.
Pour les contrats conclus depuis le 10 février 2008
L’indexation du loyer ne pose pas de problème particulier : l’indice "nouvelle formule" est connu à la signature et sa variation s’appliquera naturellement dès l’année prochaine.
Les représentants des bailleurs privés ont fraîchement accueilli le nouvel indice. À commencer par Jean Perrin, président de l’Union nationale de la propriété immobilière : "Il faut s’attendre à ce que les bailleurs formulent des exigences renforcées envers les capacités financières de leurs candidats locataires. Ces mesures vont accroître la crise du logement."
De fait, le nouvel indice semble plus favorable aux locataires, car il engendre des hausses moins importantes que celles constatées par l’ancien. Mais si l’inflation repart, le nouvel IRL alourdira davantage la facture des locataires que l’ancien. Un comble !
