Dossier :
Le guide du locataire
Sommaire du dossier :
- Locataire ou propriétaire : qui paie les travaux ?
- Locataires : comment bénéficier du 1 % logement ?
- Se faire aider pour payer son loyer
- Comment est fixé le montant de votre loyer ?
- Sous-location : quelles sont les règles ?
- Comment bénéficier des allocations logement ?
- Résoudre un conflit entre propriétaire et locataire
- Bail : attention aux clauses abusives !
- Colocation : les clés de la réussite
- Comment obtenir un logement HLM ?
- Etat des lieux : à rédiger avec soin
- Comment établir un contrat de location ?
- Quelles sont les obligations du locataire ?
- Récupérer son dépôt de garantie
- Les obligations du propriétaire
- Charges locatives : toutes ne sont pas remboursables
- La fin du contrat de location
- Locataire, propriétaire : les conditions de la rupture du bail
- L’indice de référence des loyers (IRL)
- Diagnostics immobiliers : les devoirs des bailleurs
- Loyers : des augmentations encadrées par la loi
Pour aller plus loin
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Comment établir un contrat de location ?
- Actualisé le vendredi 7 mars 2008
Sommaire de l'article : page 2 / 8
Les clauses obligatoires
Le bail doit contenir une description précise des biens loués et notamment, s'il y a une cave ou un jardin, indiquer si ceux-ci font également l'objet de la location.
Doivent obligatoirement figurer :
- l'état civil et l'adresse de toutes les personnes parties prenantes au bail : le propriétaire bailleur, le ou les locataires (voir ci-après le loyer),
- le montant et les termes de paiement du loyer, et la clause d'indexation, avec l'indice et la date de révision,
- le montant du dépôt de garantie, si celui-ci est prévu (il ne peut excéder deux mois de loyer),
- l'énumération des parties communes,
- la destination du local loué, c'est-à-dire l'usage qui sera fait des locaux (habitation ou usage mixte d'habitation et professionnel).
Il peut néanmoins être valablement établi directement entre le propriétaire et le locataire "sous seing privé", sur l'un des nombreux imprimés diffusés par les associations de locataires ou de propriétaires bailleurs, ou vendus dans les librairies spécialisées.
Il peut également être établi avec l'aide d'un professionnel (agent immobilier, huissier) ou par un notaire. C'est souvent plus sûr.
Il doit être fait en autant d'exemplaires qu'il y a de signataires.
3 ou 6 ans
Sa durée minimale est normalement de trois ans si le propriétaire est un particulier et de six ans s'il s'agit d'une personne morale comme une société immobilière ou une compagnie d'assurances.
Toutefois, un particulier peut proposer un contrat d'une durée inférieure à trois ans, mais d'un an au moins, s'il est obligé de récupérer son logement pour des raisons professionnelles ou familiales, qui doivent être précisées dans le bail.
Les clauses obligatoires
Le bail doit contenir une description précise des biens loués et notamment, s'il y a une cave ou un jardin, indiquer si ceux-ci font également l'objet de la location.
Doivent obligatoirement figurer :
- l'état civil et l'adresse de toutes les personnes parties prenantes au bail : le propriétaire bailleur, le ou les locataires (voir ci-après le loyer),
- le montant et les termes de paiement du loyer, et la clause d'indexation, avec l'indice et la date de révision,
- le montant du dépôt de garantie, si celui-ci est prévu (il ne peut excéder deux mois de loyer),
- l'énumération des parties communes,
- la destination du local loué, c'est-à-dire l'usage qui sera fait des locaux (habitation ou usage mixte d'habitation et professionnel).
Les clauses interdites
Même inscrites dans le contrat, certaines clauses sont juridiquement nulles. Elles n'ont pas d'effet. Il s'agit en particulier de toute clause qui :
- en vue d'une vente ou d'une location, oblige le locataire à laisser visiter le logement les jours fériés ou plus de deux heures par jour,
- impose au locataire une compagnie d'assurances particulière pour la souscription de son contrat d'assurance habitation,
- contraint le locataire à effectuer le paiement du loyer par prélèvement automatique,
- prévoit la résiliation de plein droit du bail pour d'autres motifs que le non-paiement du loyer ou des charges, du dépôt de garantie ou la non-souscription d'une assurance des risques locatifs,
- prévoit la responsabilité collective des locataires en cas de dégradation des parties communes de l'immeuble
- interdit au locataire l'exercice d'une activité politique, syndicale, associative ou confessionnelle.
Les documents à joindre au bail
Plusieurs documents doivent de préférence être joints au contrat. Tout d'abord, l'état des lieux établi au moment de l'entrée du locataire dans le bien loué.
Si l'appartement loué se trouve inclus dans une copropriété, le propriétaire doit vous remettre un exemplaire du règlement de copropriété.
Les références des loyers pratiqués dans le voisinage doivent être jointes, lorsque le loyer est fixé par rapport à celles-ci.
Enfin, si le propriétaire exige une caution d'un tiers, doit être également fourni l'engagement de celle-ci, comportant la durée et l'étendue de la caution ainsi qu'une mention manuscrite de la personne qui se porte caution, indiquant qu'elle a connaissance de l'étendue de son obligation et précisant la durée et le montant de celui-ci.
Les garanties que l'on peut vous demander
Lors de la signature du bail, il peut vous être demandé de justifier de votre capacité à faire face aux paiements auxquels vous vous engagez :
- bulletins de salaire,
- avis d'imposition,
- attestation de votre ancien propriétaire.
Le propriétaire peut également demander qu'une personne de votre entourage, le plus souvent de la famille, se porte caution.
Faites un état des lieux
L'état des lieux n'est certes pas obligatoire, mais l'établir, c'est, une fois encore, prévenir les difficultés au moment où vous quitterez le logement. Encore faut-il qu'il soit fiable, donc effectué en présence du locataire et du bailleur.
Un bon état des lieux comportera la description précise du logement, pièce par pièce, et l'inventaire des équipements, en relevant leur état de fonctionnement, leur aspect, leur degré de fraîcheur ou d'usure. Évitez les expressions comme "état d'usage" ou "RAS", qui sont trop vagues.
L'état des lieux peut être, comme le bail, établi librement par le propriétaire et le locataire avec ou sans l'aide d'un professionnel.
Si votre propriétaire refuse d'établir un état des lieux, adressez-vous à la commission départementale de consultation ou à un huissier, qui convoquera les deux parties au moins sept jours à l'avance par lettre recommandée avec accusé de réception.Quel que soit celui qui demande l'intervention de l'huissier, les frais sont, dans tous les cas de figure, partagés par moitié entre le propriétaire et le locataire.
Le renouvellement de votre bail
Lorsque votre bail arrive à son terme, trois possibilités peuvent se présenter :
- votre propriétaire ne fait rien. Le bail est reconduit tacitement pour trois ans ou six ans, selon que votre propriétaire est une personne physique ou morale, et votre loyer reste inchangé (éventuellement revalorisé selon la règle indiquée dans le bail) ;
- votre propriétaire propose un nouveau bail de moins de trois ans (mais d'au moins un an) parce qu'il est obligé de récupérer son logement pour des raisons familiales ou professionnelles. Il doit le faire au moins six mois avant la fin du bail actuel, par lettre recommandée avec AR ou par acte d'huissier ;
- votre propriétaire souhaite renouveler le bail mais en augmentant le loyer. Uniquement s'il considère que votre loyer est manifestement sous-évalué, il peut, à l'échéance du bail en cours, vous proposer une augmentation de loyer en se référant aux loyers constatés dans le voisinage pour des logements comparables. Sa proposition doit vous parvenir au moins six mois avant la fin du bail actuel, par lettre recommandée avec AR ou par acte d'huissier. Elle doit contenir les références précises qui lui ont permis de fixer ce nouveau loyer et reproduire l'article 17 c de la loi du 6 juillet 1989.
La durée du nouveau bail sera de trois ou six ans suivant qu'il s'agit d'une personne physique ou morale.
Après une proposition de renouvellement assortie d'une augmentation, votre propriétaire ne pourra en aucun cas vous refuser le renouvellement du bail en invoquant une autre raison.
Face à une proposition d'augmentation de loyer
Si vous acceptez la proposition de nouveau loyer, vous en informez votre propriétaire par écrit.
De même, si vous contestez le bien-fondé de la proposition, vous pouvez manifester votre désaccord par écrit. Faute de réponse de votre part quatre mois avant la fin du bail, votre propriétaire doit en déduire votre refus de l'augmentation proposée.
Si aucun accord n'intervient, le propriétaire ou le locataire peuvent saisir la commission départementale de conciliation. Son siège est généralement à la préfecture. La procédure est gratuite et s'effectue par lettre recommandée avec AR ou par acte d'huissier. Le locataire et le propriétaire seront convoqués pour essayer de trouver un accord. Chacun peut à nouveau présenter ses propres références. La commission rend un avis dans les deux mois.
Faute d'accord, l'un et l'autre peuvent saisir le juge d'instance, qui fixera un loyer en se référant aux loyers habituellement constatés dans le voisinage pour des logements comparables.
Mais si, avant l'expiration du bail, le propriétaire n'a pas saisi le juge d'instance et si aucun accord n'est intervenu, le bail est considéré renouvelé aux conditions antérieures.Dans certaines communes, en région parisienne par exemple, des décrets limitent la hausse des loyers lors du renouvellement du bail.
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Vos reactions a l'article (2)
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jeudi 2 avril 2009 / papyracine
Un mois pour les locations vides et DEUX mois encore pour les meublés (heureusement !) -
vendredi 1 août 2008 / c.gonzalez0@laposte.net
deux mois de dépôt de garantie ? Il me semble bien que ce montant à été réduit à un mois (loi du 09/02/2008) et pourtant vous indiquez une actualisation au 07/03/2008
