Index de tous les articles Aide à la recherche
Réagir face à un voisin trop bruyant
Réagir face à un voisin trop bruyant

Le bruit est le trouble de voisinage qui génère le plus de contentieux. Chutes d’objets, aboiements, bourdonnement des appareils collectifs, chaque source sonore peut devenir une nuisance et être réprimée.
Vacarme, charivari, brouhaha, craquements, sifflements, cris… Autant de mots, et bien d’autres, désignent la principale préoccupation des Français en matière de gêne environnementale : le bruit. Un Français sur deux déplore de ne pas jouir pleinement du calme de son domicile. Et s’il est une nuisance sonore particulièrement honnie, c’est bien le bruit lancinant et perturbant causé par un voisin indélicat. Sur l’échelle des troubles de voisinage, le bruit occupe la première place.
Outre la dégradation du confort personnel, à haute dose le bruit provoque des effets néfastes sur la santé. Selon le rapport "Bruit et santé en Ile-de-France" (étude dirigée par le Dr Jean-Marie Cohen, 15 juillet 2007), une exposition répétée au bruit entraîne altération de l’ouïe, hypertension artérielle, problèmes cardio-vasculaires et sécrétion d’hormones liées au stress.
Ce sont précisément les effets psychologiques causés par la nuisance sonore qui la rendent insupportable. Contrairement aux idées reçues, la proximité d’un périphérique ou d’un aéroport n’est pas la seule pourvoyeuse de stress. Un ascenseur qui grince à chaque voyage, un chien qui aboie toute la journée (voire la nuit), les disputes incessantes des voisins peuvent tout autant être à l’origine d’une nervosité inhabituelle !
Un véritable arsenal législatif
Heureusement, une réglementation touffue encadre ces débordements.
Les bruits de voisinage (hors circulation, transports et activités industrielles) sont désormais définis par le Code de la santé publique (articles R. 1334-30 et suivants, issus du décret n° 2006-1099 du 31 août 2006 et de l’arrêté du 5 décembre 2006).Le tapage nocturne n’est pas la seule nuisance sonore réprimée ; faire trop de bruit le jour est tout autant prohibé ! Le règlement de copropriété, lorsqu’il existe, constitue un bon appui pour faire cesser les bruits de voisinage. Il comporte généralement l’obligation de respecter la tranquillité commune.
"Véritable arsenal législatif, ce dispositif permet de régler un certain nombre de nuisances sonores", se réjouit Thierry Ottaviani, président de l’association SOS bruit. On distingue les bruits de comportements ou domestiques (produits par un défaut de conception du logement ou par un manque de civisme) et ceux qui sont liés à l’exercice d’une activité professionnelle (l’artisan ou le commerçant du rez-de-chaussée). À chaque nuisance sa jurisprudence…
Bruits incontournables
La vie dans un immeuble collectif génère le plus de gênes. "Promiscuité et mauvaise isolation des logements sont facteurs de nuisances sonores", rappelle Thierry Ottaviani. Leur existence suppose une tolérance entre voisins et l’adoption de certains réflexes pour éviter de devenir soi-même le fauteur de troubles, même si certains restent inévitables.
Accidentels, instantanés et imprévus, les pleurs, les galopades occasionnelles des enfants et les claquements de portes dans la journée ne constituent pas un trouble "anormal" de voisinage, en raison de leur inhérence à la vie en collectivité. Il en va de même pour les chahuts d’enfants pendant les vacances.
D’autres perturbations, au contraire, peuvent être circonscrites. À leur tête, les comportements désinvoltes. Leur constat par des agents assermentés (gendarmerie, police, acousticien, etc.) ne nécessite pas une mesure acoustique : une simple constatation auditive suffit. Ils fondent alors leur jugement sur l’un des trois critères énoncés : durée, répétition, intensité.
"Les bruits de voisinage sont les plus délicats à régler, car ils intègrent une dimension psychologique et humaine", confesse Maurice Auffret, ingénieur acousticien. D’où la difficulté de percevoir la limite qui sépare les effets de la vie en collectivité de la nuisance…
Page suivante : Nuisances domestiques
Offre d'abonnement : Abonnez-vous à Dossier Familial à partir de 18 €
J'habite un logement Hlm; depuis deux mois j'entends quelques bruits assez dérangeants : petits coups de marteaux dès 6-7h00, meubles que l'on bouge jusqu'assez tard .(minuit), et ce quasiment toute la journée avec des coupures.
Au début je croyais à un emménagement , mais vu que les bruits perdurent , j'ai abandonné cette première hypothèse.
Je ne suis pas le seul à subir ces nuisances, mais impossible de savoir d'où cela vient, car on ne peut entrer dans l'appartement de ses voisins sans leur accord (ce qui est normal mais fort regrettable dans certains cas) : cela pourrait même venir d'un immeuble voisin !
Je pense que c'est quelqu'un qui travaille à domicile , dans une branche artisanale, donc à priori une situation illégale mais certainement rendue nécessaire par la nécessité de gagner sa vie.
Que faire, comment améliorer la situation ? Suite à une discussion avec le gardien, les bruits se sont quelques peu atténués , mais restent toujours présents.
Pour ma part j'ai des voisins du dessus hyper bruyant. Il y ades sons normaux comme des enfants qui galopent de temps à autre, un objet qui tombe. Le hic au début c'est que les enfant courainet 10 minutes non stop...matin et soir toute la semaine te les week end, ajoutez à ça des objets lourds qui tombent en, réalité souvent (plusieurs voir plusieurs dizaines de fois par jour !!!). Bref après 5 visite pour leur demander de faire plus attention et une lettre pour leur indiquer que ça devenait insupportable pour nous à ma derniere visite j'ai eu le droit à un "Vous n'allez pas venir nous déranger tous les 3 mois pour nous dire de faire moins de bruit, on est déjà à fond sur les efforts"...(ça fait depuis plus d'un an que nous allons les voir au bout de plusieurs semaine de bruits, mai son est trop bon trop c.. on aurait du y aller à chaque nuisance tous les jours ci-besoin) Malheureusement depuis cette dernière visite le voisin fait maintenant expres de taper du pied et de marcher lourdement, alors même que ses enfants se sont eux calmés... Bref main courante pour le moment mais après je ne sais plus quoi faire...il m'arrive de me réveiller dans la nuit par un bruit du voisin et après je rumine impossible de me rendormir...
Bonjour,
J'habite un appartement (vieux immeuble 1900) en tant que propriétaire depuis 10 ans dans lequel je n'ai jamais eu de problème de bruit au delà du raisonnable, et ce malgré un voisin en dessous, 1 a coté et 3 au dessus.
Depuis 1 an un nouveau propriétaire a emménagé. Quelques fois il mettait la musique très fort au delà de minuit, empêchant de dormir mais j'ai laissé couler. Depuis quelques semaines, ce comportement a lieu plusieurs jours par semaine (en semaine et week-end).
Je suis descendu lui expliquer la situation (je passe sur l'argumentation que ce niveau sonore était un minimum et que sinon c'était une atteinte a sa liberté..) et il m'a argumenté qu'il connaissait bien les inconvénients liés à écouter de la techno avec les basses, et qu'il avait entièrement isolé son appartement.
Pour lui, si j'entend trop fort sa musique, c'est parce que MOI je n'ai pas fait de travaux d'isolation....est-ce moi ou on est dans la pure mauvaise foi ? en cas de litige plus sérieux, peut-il avoir gain de cause (pour continuer le bruit) en mentionnant l’existence de SON isolation et l'absence de la mienne ?
Je me trouve résidant dans un Immeuble des O;P.H.L.M. depuis bon nombres d'années sans aucune plainte.Avec un nouveau résidant occupant l'Étage au dessus, force est de constater que des nuisances sonores semble être constatées par ledit voisin du dessus...Sachant que le son généralement monte,et que personnellement j'entend aussi le son de ses pas lorsqu'il marche sur le sol,une malfaçon semble être avérée concernant ce plancher.Pourriez vous me dire de quel marche à suivre je suis conduis à faire, pour aviser le bailleur dans des conditions légales au constat avéré desdites malfaçons à savoir les O.P.H.L.M. , ou + précisément de l'usure dudit plancher liée semble t il à l'ancienneté de cet Immeuble des années 50,et en l'espèce, quel sont les recours possibles sur ces aspects....?
- 1 sur 2
- ››
Estimer la valeur d'un logement
Question à l'expert
Je reçois une alerte sur les sujets qui me concernent.






