Copropriété : limiter les charges d'entretien

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Copropriété : limiter les charges d'entretien

Réduire les charges de copropriété, en augmentation constante, demande une bonne dose d’énergie. Réexaminer régulièrement tous les contrats permet de maîtriser les hausses, ou en tout cas d’améliorer le service rendu.

De multiples prestataires

Chauffagiste, jardinier, ascensoriste… Une copropriété s’entoure de plusieurs prestataires pour entretenir les équipements communs. Signés par le syndic au nom du syndicat des copropriétaires, leurs contrats s’exécutent et se renouvellent dans la majorité des cas par tacite reconduction, chaque année avec une légère augmentation.

"Ils constituent un élément récurrent des charges d’une copropriété. Il est important de s’en préoccuper avant que les tarifs ne s’envolent", conseille Christine Dobrohodov, juriste à l’Union nationale des associations de responsables de copropriété.

Mettre en concurrence

Quand on contrôle ces contrats, les prestations promises et celles réellement effectuées, le prix initial et le coût actuel, il faut s’attendre à des surprises : augmentations erratiques, prestations facturées hors contrat… Les postes les plus lourds nécessitent une attention particulière : le chauffage représente en moyenne 20 % des charges d’un immeuble, les frais de personnel 15,8 %, l’entretien des ascenseurs 5,4 % et l’assurance, elle, 5,3 %.

illustration Expert
Pour maintenir un niveau de prix acceptable et une qualité de prestation correcte, "il faut renégocier systématiquement les contrats passés avec les prestataires et les mettre en concurrence", préconise Yves Mosse, délégué général de l’Union nationale de la propriété immobilière. Si, dans la majorité des cas, l’engagement se renouvelle annuellement, la remise en concurrence des contrats pluriannuels (chauffage, entretien de l’ascenseur) est plus difficile.

"Rien n’empêche de renégocier en cours de contrat et de faire insérer une nouvelle clause", précise Christine Dobrohodov. Ainsi, vous maîtriserez mieux le poste chauffage en insérant dans le contrat une clause basée sur les "degrés jours unifiés" (DJU), une unité de mesure quantifiant la température hivernale au quotidien. Objectif : adapter la consommation énergétique à l’évolution des DJU et éviter ainsi de surchauffer.

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